Le siège de la chaîne, situé à Atlanta (Géorgie), ne court "aucun danger imminent", a fait savoir dans un communiqué son président Jeff Zucker, précisant que depuis le 24 octobre, "tout le courrier, à tous les bureaux de CNN du pays, est examiné sur des installations extérieures". "Ce colis ne serait donc pas arrivé directement au CNN Center, même s'il n'avait pas été préalablement intercepté", a-t-il ajouté. Les bureaux new-yorkais de la chaîne --souvent dénoncée par Donald Trump, qui l'accuse de critiquer systématiquement sa présidence-- avaient été évacués le 24 octobre après la découverte d'un premier colis suspect. Il était adressé à John Brennan, ex-directeur de la CIA et commentateur sur CNN très critique de M. Trump.

Un autre colis adressé à CNN avait été intercepté deux jours plus tard dans un bureau de poste de New York. Il était destiné cette fois à l'ancien directeur des renseignements James Clapper, également très critique du président américain, et qui intervient régulièrement sur son antenne. Cesar Sayoc, un sympathisant pro-Trump aux nombreux antécédents judiciaires, avait été arrêté quelques heures plus tard et inculpé de cinq chefs d'accusations fédéraux, y compris l'envoi illégal d'explosifs, qui lui font risquer jusqu'à 48 ans de prison. Il est accusé d'avoir envoyé au moins treize bombes artisanales à des personnalités critiques envers Donald Trump, dont son adversaire démocrate à la présidentielle de 2016 Hillary Clinton et l'ancien président Barack Obama. L'homme de 56 ans devait comparaître lundi après-midi devant un tribunal de Floride.