"Gabriel ne fait pas de déclarations originales", a écrit M. Celik dans une série de tweets furieux. "Il parle en copiant l'extrême droite et les racistes".

Omer Celik a publié mercredi pas moins de 29 tweets s'en prenant à l'Allemagne, mais aussi à l'Autriche dont les relations avec Ankara se sont également dégradées, notamment lorsque Vienne a interdit une visite du ministre turc de l'Economie, Nihat Zeybekçi, pour un rassemblement marquant l'anniversaire du coup d'Etat manqué de juillet 2016.

"Les attaques des racistes, fascistes et islamophobes" ne sont "rien" pour la Turquie, a ajouté M. Celik.

Il a également accusé M. Gabriel de s'évertuer à saboter les relations entre la Turquie et l'Union européenne en donnant raison aux racistes.

M. Gabriel a accusé mardi des partisans du pouvoir turc d'avoir menacé sa femme parce qu'ils se sont sentis encouragés par une sortie agressive du président Recep Tayyip Erdogan à son encontre.

Sigmar Gabriel "ne connaît aucune limite! Qui es-tu pour parler au président de la Turquie? (...) Depuis combien de temps fais-tu de la politique? Quel âge as-tu?", avait lâché M. Erdogan dans un discours télévisé samedi.

Il réagissait aux accusations d'ingérence du gouvernement allemand après que M. Erdogan à appelé les électeurs germano-turcs à voter notamment contre le parti de la chancelière Angela Merkel, la CDU, et celui de M. Gabriel, le SPD, lors des législatives du 24 septembre.

Les relations entre la Turquie et l'Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara au prédicateur musulman Fethullah Gülen qui nie les faits.

Ankara accuse Berlin de protéger des "terroristes" tandis que l'Allemagne condamne fermement l'ampleur des purges entreprises en Turquie après le putsch manqué, au cours desquelles plus de 50.000 personnes ont été arrêtées.

Il y a actuellement 10 citoyens allemands, certains ayant la double nationalité, détenus en Turquie, selon les autorités allemandes.

Parmi eux, Deniz Yücel, un journaliste germano-turc, correspondant du quotidien allemand Die Welt, détenu depuis février et le militant allemand Peter Steudtner arrêté le 5 juillet aux côtés d'autres militants des droits de l'Homme, dont la directrice d'Amnesty International pour la Turquie, Idil Eser.

MM. Yücel et Steudtner ont tous deux reçus une visite de l'ambassadeur allemand Martin Erdmann mardi.

M. Erdmann a ainsi pu se rendre compte par lui-même qu'ils "se portent aussi bien que possible étant donné les circonstances", a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères dans un communiqué, mentionnant des conversations "intenses" de "plus d'une heure".

La diaspora turque en Allemagne, forte de trois millions de personnes, est la plus importante dans le monde et près de 1,2 million de Turcs disposent également de la nationalité allemande, ce qui leur permettra de voter lors des élections législatives du 24 septembre.

"Gabriel ne fait pas de déclarations originales", a écrit M. Celik dans une série de tweets furieux. "Il parle en copiant l'extrême droite et les racistes".Omer Celik a publié mercredi pas moins de 29 tweets s'en prenant à l'Allemagne, mais aussi à l'Autriche dont les relations avec Ankara se sont également dégradées, notamment lorsque Vienne a interdit une visite du ministre turc de l'Economie, Nihat Zeybekçi, pour un rassemblement marquant l'anniversaire du coup d'Etat manqué de juillet 2016."Les attaques des racistes, fascistes et islamophobes" ne sont "rien" pour la Turquie, a ajouté M. Celik.Il a également accusé M. Gabriel de s'évertuer à saboter les relations entre la Turquie et l'Union européenne en donnant raison aux racistes.M. Gabriel a accusé mardi des partisans du pouvoir turc d'avoir menacé sa femme parce qu'ils se sont sentis encouragés par une sortie agressive du président Recep Tayyip Erdogan à son encontre. Sigmar Gabriel "ne connaît aucune limite! Qui es-tu pour parler au président de la Turquie? (...) Depuis combien de temps fais-tu de la politique? Quel âge as-tu?", avait lâché M. Erdogan dans un discours télévisé samedi.Il réagissait aux accusations d'ingérence du gouvernement allemand après que M. Erdogan à appelé les électeurs germano-turcs à voter notamment contre le parti de la chancelière Angela Merkel, la CDU, et celui de M. Gabriel, le SPD, lors des législatives du 24 septembre.Les relations entre la Turquie et l'Allemagne se sont particulièrement tendues depuis le putsch manqué du 15 juillet 2016, imputé par Ankara au prédicateur musulman Fethullah Gülen qui nie les faits.Ankara accuse Berlin de protéger des "terroristes" tandis que l'Allemagne condamne fermement l'ampleur des purges entreprises en Turquie après le putsch manqué, au cours desquelles plus de 50.000 personnes ont été arrêtées.Il y a actuellement 10 citoyens allemands, certains ayant la double nationalité, détenus en Turquie, selon les autorités allemandes.Parmi eux, Deniz Yücel, un journaliste germano-turc, correspondant du quotidien allemand Die Welt, détenu depuis février et le militant allemand Peter Steudtner arrêté le 5 juillet aux côtés d'autres militants des droits de l'Homme, dont la directrice d'Amnesty International pour la Turquie, Idil Eser.MM. Yücel et Steudtner ont tous deux reçus une visite de l'ambassadeur allemand Martin Erdmann mardi.M. Erdmann a ainsi pu se rendre compte par lui-même qu'ils "se portent aussi bien que possible étant donné les circonstances", a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères dans un communiqué, mentionnant des conversations "intenses" de "plus d'une heure".La diaspora turque en Allemagne, forte de trois millions de personnes, est la plus importante dans le monde et près de 1,2 million de Turcs disposent également de la nationalité allemande, ce qui leur permettra de voter lors des élections législatives du 24 septembre.