Les Français n'ont pas été épargnés par les affaires de leurs hommes politiques ces dernières années. L'affaire Cahuzac restera un de plus gros scandales du quinquennat de François Hollande. Et depuis, ça ne s'est pas calmé. Pendant la campagne présidentielle, c'était François Fillon et Marine Lepen qui faisaient parler d'eux : emplois fictifs, conflits d'intérêts, les révélations n'ont cessé de tomber dans la presse française.

Et ce n'est pas fini !

Après son élection, le nouveau président français, Emmanuel Macron a revendiqué une envie de faire de la politique autrement, avec de nouvelles têtes, et surtout de nouvelles règles. Très vite, il a affiché sa volonté de transparence. En formant son gouvernement, il avait "souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) puissent réaliser les diligences nécessaires".

Cependant, il semblerait que cela n'ai pas suffi pour éviter les scandales. Ce jeudi, une enquête préliminaire du parquet de Brest s'ouvre sur Richard Ferrand, un des nouveaux ministres de son gouvernement.

À dix jours des élections législatives françaises, cette enquête déstabilise "la République en marche".

Sur quoi porte l'affaire de Richard Ferrand ?

Le ministre de la Cohésion des territoires, un ex-socialiste rallié de la première heure à Emmanuel Macron, est appelé, par certains, à la démission depuis des révélations, sur une location immobilière des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne.Les investigations devraient porter sur les conditions d'acquisition et de location du local où les Mutuelles de Bretagne ont installé un centre de soins en 2011. A cette époque, Richard Ferrand était dirigeant des Mutuelles de Bretagne, et le local choisi appartenait à sa compagne. "La question est de savoir si la convention de bail qui liait les Mutuelles de Bretagne à la compagne de M. Ferrand à travers une SCI (Société Civile Immobilière) a été réalisée ou conclue dans l'intérêt des Mutuelles ou dans l'intérêt de cette proche en violation des droits des adhérents qui versent des cotisations, ce qui serait constitutif d'un enrichissement personnel", a expliqué l'avocat d'Anticor, Jérôme Karsenti.

Suite à la plainte, déposée contre X, par l'association anticorruption Anticor "sur le fondement du délit d'abus de confiance" au parquet de Brest, Eric Mathais, procureur de la République, a annoncé ce jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire : "Après analyse des éléments complémentaires (...), j'ai décidé de saisir ce jour la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes d'une enquête préliminaire".

Cette enquête ouverte à Brest intervient le jour même de la présentation à la presse d'une loi sur la moralisation de l'éthique politique promise par le nouveau chef de l'Etat au nom de l'exemplarité.

Le gouvernement défend Richard Ferrand

Jusqu'ici, le gouvernement a tenté de renvoyer une image soudée, en rappelant, la confiance qu'il avait pour Richard Ferrand.Edouard Philippe, le Premier ministre français répondait mardi à la télévision : "oui", Richard Ferrand peut rester au gouvernement. Mais à la condition que la justice ne s'en mêle pas, a ajouté le Premier ministre. "Un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. Ce serait ferme, ce serait clair, ce serait immédiat", a assuré le locataire de Matignon, qui a affirmé "avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français".

Le président de la République Emmanuel Macron a tenu en Conseil des ministres à "appeler à la solidarité, la responsabilité", a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. "Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge", a ajouté selon lui le chef de l'Etat, estimant que "dans une société démocratique chacun doit être à sa place".

Suite à l'annonce de cette enquête préliminaire, Emmanuel Macron ne fera "pas de commentaires"

L'entourage du Premier ministre a réagi ce jeudi en réexpliquant que l'ouverture de cette enquête "ne change rien aux règles fixées" par Edouard Philippe, à savoir "qu'un membre du gouvernement doit démissionner s'il est mis en examen" ."Le Premier ministre s'est exprimé. Il a fixé des règles claires. On est à l'intérieur de ces règles. L'ouverture de l'enquête ne change rien aux règles fixées par le Premier ministre", a-t-on affirmé à Matignon.

Emmanuel Macron, en déplacement dans le Morbihan, a refusé de réagir ce matin à l'ouverture d'une enquête préliminaire visant son ministre Richard Ferrand, indiquant qu'il "ne ferait pas de commentaires".

Océane Cordier

Les Français n'ont pas été épargnés par les affaires de leurs hommes politiques ces dernières années. L'affaire Cahuzac restera un de plus gros scandales du quinquennat de François Hollande. Et depuis, ça ne s'est pas calmé. Pendant la campagne présidentielle, c'était François Fillon et Marine Lepen qui faisaient parler d'eux : emplois fictifs, conflits d'intérêts, les révélations n'ont cessé de tomber dans la presse française. Et ce n'est pas fini !Après son élection, le nouveau président français, Emmanuel Macron a revendiqué une envie de faire de la politique autrement, avec de nouvelles têtes, et surtout de nouvelles règles. Très vite, il a affiché sa volonté de transparence. En formant son gouvernement, il avait "souhaité introduire un temps de vérification afin que la direction générale des Finances publiques et la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) puissent réaliser les diligences nécessaires".Cependant, il semblerait que cela n'ai pas suffi pour éviter les scandales. Ce jeudi, une enquête préliminaire du parquet de Brest s'ouvre sur Richard Ferrand, un des nouveaux ministres de son gouvernement. À dix jours des élections législatives françaises, cette enquête déstabilise "la République en marche".Suite à la plainte, déposée contre X, par l'association anticorruption Anticor "sur le fondement du délit d'abus de confiance" au parquet de Brest, Eric Mathais, procureur de la République, a annoncé ce jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire : "Après analyse des éléments complémentaires (...), j'ai décidé de saisir ce jour la direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes d'une enquête préliminaire".Cette enquête ouverte à Brest intervient le jour même de la présentation à la presse d'une loi sur la moralisation de l'éthique politique promise par le nouveau chef de l'Etat au nom de l'exemplarité.Le gouvernement défend Richard FerrandJusqu'ici, le gouvernement a tenté de renvoyer une image soudée, en rappelant, la confiance qu'il avait pour Richard Ferrand.Edouard Philippe, le Premier ministre français répondait mardi à la télévision : "oui", Richard Ferrand peut rester au gouvernement. Mais à la condition que la justice ne s'en mêle pas, a ajouté le Premier ministre. "Un ministre qui serait mis en examen devrait démissionner, il n'y a aucune ambiguïté là-dessus. Ce serait ferme, ce serait clair, ce serait immédiat", a assuré le locataire de Matignon, qui a affirmé "avoir parfaitement conscience de l'exaspération des Français". Le président de la République Emmanuel Macron a tenu en Conseil des ministres à "appeler à la solidarité, la responsabilité", a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. "Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge", a ajouté selon lui le chef de l'Etat, estimant que "dans une société démocratique chacun doit être à sa place".Suite à l'annonce de cette enquête préliminaire, Emmanuel Macron ne fera "pas de commentaires"L'entourage du Premier ministre a réagi ce jeudi en réexpliquant que l'ouverture de cette enquête "ne change rien aux règles fixées" par Edouard Philippe, à savoir "qu'un membre du gouvernement doit démissionner s'il est mis en examen" ."Le Premier ministre s'est exprimé. Il a fixé des règles claires. On est à l'intérieur de ces règles. L'ouverture de l'enquête ne change rien aux règles fixées par le Premier ministre", a-t-on affirmé à Matignon.Emmanuel Macron, en déplacement dans le Morbihan, a refusé de réagir ce matin à l'ouverture d'une enquête préliminaire visant son ministre Richard Ferrand, indiquant qu'il "ne ferait pas de commentaires". Océane Cordier