Les protestataires, en grande partie des militants antifascistes, scandaient "Révolution ! ", "Non à la dictature ! " ou encore "Poutine, dehors ! ".

Cette marche annuelle commémore la mort de l'avocat Stanislav Markelov et de la journaliste Anastassia Babourova, tués par balle en pleine rue le 19 janvier 2009 par un militant ultranationaliste.

Des députés locaux indépendants ainsi que des représentants de l'opposition ont rejoint la marche, certains brandissant des exemplaires de la Constitution russe pour exprimer leur désaccord avec la révision constitutionnelle annoncée cette semaine par le président russe.

Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont un manifestant qui portait une pancarte réclamant la démission de Vladimir Poutine.

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La marche a réuni plus de 1.400 personnes, selon l'ONG indépendante White Counter.

La députée locale Ioulia Galïamina a qualifié la révision constitutionnelle envisagée de "coup d'Etat" destiné à maintenir le président au pouvoir.

Le principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny a pour sa part déclaré vendredi qu'il ne soutenait pas les manifestations "défendant la Constitution" russe qu'il a qualifiée sur Twitter d'"abominable".

Vladimir Poutine a surpris les Russes cette semaine en annonçant une réforme qui doit accorder plus de pouvoirs au Parlement tout en préservant le caractère présidentiel du système qu'il pilote depuis 20 ans.

Cette annonce a relancé les conjectures sur la préparation de son avenir politique après la fin en 2024 de son dernier mandat à la présidence de l'Etat.

Il s'agirait des premières révisions d'envergure de la Constitution depuis son adoption sous Boris Eltsine en 1993.

Cette annonce surprise a été accompagnée de la démission du gouvernement et de la désignation d'un nouveau Premier ministre, Mikhaïl Michoustine.

Plusieurs personnes ont été arrêtées vendredi et samedi pendant des manifestations en solitaire - la seule forme de protestation en Russie ne requérant pas d'autorisation - contre la révision de la Constitution.

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Les protestataires, en grande partie des militants antifascistes, scandaient "Révolution ! ", "Non à la dictature ! " ou encore "Poutine, dehors ! ". Cette marche annuelle commémore la mort de l'avocat Stanislav Markelov et de la journaliste Anastassia Babourova, tués par balle en pleine rue le 19 janvier 2009 par un militant ultranationaliste. Des députés locaux indépendants ainsi que des représentants de l'opposition ont rejoint la marche, certains brandissant des exemplaires de la Constitution russe pour exprimer leur désaccord avec la révision constitutionnelle annoncée cette semaine par le président russe. Plusieurs personnes ont été arrêtées, dont un manifestant qui portait une pancarte réclamant la démission de Vladimir Poutine. La marche a réuni plus de 1.400 personnes, selon l'ONG indépendante White Counter. La députée locale Ioulia Galïamina a qualifié la révision constitutionnelle envisagée de "coup d'Etat" destiné à maintenir le président au pouvoir. Le principal opposant au Kremlin Alexeï Navalny a pour sa part déclaré vendredi qu'il ne soutenait pas les manifestations "défendant la Constitution" russe qu'il a qualifiée sur Twitter d'"abominable". Vladimir Poutine a surpris les Russes cette semaine en annonçant une réforme qui doit accorder plus de pouvoirs au Parlement tout en préservant le caractère présidentiel du système qu'il pilote depuis 20 ans. Cette annonce a relancé les conjectures sur la préparation de son avenir politique après la fin en 2024 de son dernier mandat à la présidence de l'Etat. Il s'agirait des premières révisions d'envergure de la Constitution depuis son adoption sous Boris Eltsine en 1993. Cette annonce surprise a été accompagnée de la démission du gouvernement et de la désignation d'un nouveau Premier ministre, Mikhaïl Michoustine. Plusieurs personnes ont été arrêtées vendredi et samedi pendant des manifestations en solitaire - la seule forme de protestation en Russie ne requérant pas d'autorisation - contre la révision de la Constitution.