Un hacker russe aurait reconnu devant un juge russe qu'il avait pénétré dans les ordinateurs d'Hillary Clinton et du parti Démocrate américain au nom du FSB, le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie. Konstantin Kozlovsky a été arrêté l'an dernier avec plusieurs membres du collectif de hackers Lurk, soupçonnés du piratage d'un certain nomb...

Un hacker russe aurait reconnu devant un juge russe qu'il avait pénétré dans les ordinateurs d'Hillary Clinton et du parti Démocrate américain au nom du FSB, le Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie. Konstantin Kozlovsky a été arrêté l'an dernier avec plusieurs membres du collectif de hackers Lurk, soupçonnés du piratage d'un certain nombre de banques. Il a donc déclaré devant la Cour, en août dernier, qu'il travaillait pour le FSB depuis des années et qu'on lui avait notamment demandé de s'immiscer dans les systèmes des Démocrates et de quelques compagnies de défense américaines. "Si je suis coupable de quelque chose, c'est d'avoir travaillé pour l'Etat", a-t-il déclaré. "Maintenant, nous sommes en prison. Ça me fait mal que les gens du FSB nous traitent de cette manière". Sa confession a été rendue publique récemment par un site d'information russe indépendant, et relayé par De Morgen. Selon le Business Insider, Kozlovsky a également écrit une lettre en novembre 2016 qui décrit son travail pour le FSB, qui aurait selon lui duré près d'une décennie. L'homme aurait cité d'autres protagonistes, également arrêtés, dont un soupçonné d'avoir donné des informations à des responsables des services de renseignements américains. Est-il également possible que l'homme ait inventé toute cette histoire et prétende être un bon serviteur de l'Etat russe pour être considéré différemment qu'un simple cybercriminel ? Certains le pensent. D'autant que, jusqu'à présent, il n'a pas été en mesure de fournir des preuves concrètes qu'il a piraté les Démocrates sur demande du FSB. Si ses accusations sont confirmées, cela pourrait mettre à mal la défense du Kremlin qui ne cesse d'affirmer qu'il n'a pas interféré dans la campagne présidentielle américaine de 2016.