Le convoi composé de plus de 50 véhicules, dont des pick-ups et des ambulances, a quitté l'hôpital de la ville qui fait office de ligne de démarcation entre les belligérants. Des flammes s'élevaient de l'hôpital après le départ du convoi.

L'AFP n'a pas pu vérifier de source officielle kurde si ce retrait serait total, ni s'il avait lieu en vertu de l'accord de trêve négocié par Washington et entrée en vigueur jeudi dans le nord-est de la Syrie prévoyant, entre autres, un retrait des FDS de cette ville sous leur contrôle.

Un responsable kurde s'est contenté d'assurer à l'AFP l'existence d'un "plan de retrait".

Transportant des dizaines de combattants vêtus d'uniformes militaires, le convoi est passé devant des positions des combattants pro-Ankara, qui scandaient des slogans pour célébrer le retrait de leurs adversaires.

La Turquie a lancé le 9 octobre une opération militaire contre les forces kurdes avant qu'un cessez-le-feu de 120 heures ne soit arraché cinq jours plus tard par Washington.

Depuis le lancement de l'opération, les forces turques et leurs supplétifs syriens ont conquis une bande frontalière de près de 120 km entre Tal Abyad et Ras al-Aïn, ville où les forces kurdes opposaient cette semaine une farouche résistance avant l'annonce de la trêve.

A quelques mètres de l'hôpital de la ville, le commandant d'un groupe rebelle pro-Ankara, Walid Azza, a affirmé à l'AFP avoir reçu des informations sur un "retrait total des combattants des FDS et des blessés", affirmant que l'opération "aura lieu par vagues" successives.

Le commandant d'une autre faction pro-Ankara, Khalil Khairiya, a déclaré que ses forces "ont reçu l'ordre de ne pas s'attaquer au convoi", ajoutant qu'un "grand nombre de combattants sont toujours dans la ville".

L'offensive lancée par Ankara le 9 octobre a ouvert un nouveau front dans le conflit syrien qui dure depuis 2011.

La Turquie confirme le retrait de combattants kurdes d'une ville syrienne frontalière

La Turquie a annoncé dimanche que des combattants kurdes se retiraient de la ville syrienne frontalière de Ras al-Aïn en vertu d'un accord de trève négocié par les Etats-Unis.

"Un convoi d'environ 55 véhicules est entré dans Ras al-Aïn et un convoi de 86 véhicules en est parti en direction de Tal Tamr", indique un communiqué du ministère turc de la Défense, qui a également diffusé des images de l'évacuation.