A la suite d'une adaptation du Code frontières Schengen, approuvée par 469 voix (120 contre), les Etats membres doivent à présent vérifier les identités des ressortissants de pays tiers mais aussi des citoyens européens dans des bases de données, telles que le Système d'information Schengen ou celle sur les documents de voyage perdus ou volés, et ce, tant pour les départs que pour les arrivées sur le territoire de l'UE.

"C'est un ajout extrêmement important dans le cadre du screening des combattants syriens tentant de retourner en Europe", a commenté la députée européenne Helga Stevens (N-VA). "On saura en effet désormais plus rapidement si des voyageurs voulant entrer en Europe sont recherchés par un service de police ou de renseignements et si leur passeport est faux ou volé."

L'adaptation entrera presque directement en vigueur. Les autorités postées aux frontières terrestres et maritimes pourront toutefois basculer vers un échantillonnage des contrôles si la mesure rend les temps d'attente trop importants. Pour les aéroports, une période de transition est en outre prévue mais, d'ici deux ans, les infrastructures devront avoir été adaptées. Les contrôles devront ensuite être systématiques, à moins qu'un Etat puisse démontrer qu'un assouplissement ne présente pas de risque pour la sécurité.

"Une juste estimation du niveau de menace par les Etats membres doit limiter la gêne pour les voyageurs à un minimum. S'il faut tout de même patienter cinq minutes de plus que d'habitude, c'est principalement dans l'intérêt des voyageurs. La nuisance limitée ne pèse en outre pas sur les grands avantages en termes de sécurité", estime, pour sa part, Ivo Belet (CD&V). Le député souligne l'importance de cette mesure afin de garantir l'ouverture des frontières internes à l'Union.

Toujours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, 498 députés européens se sont montrés favorables à un élargissement des activités considérées comme criminelles (114 contre). D'ici 18 mois, voyager vers des zones propices aux terroristes sera punissable dans tous les Etats membres, tout comme le fait de revenir en Europe avec pour but de perpétrer un attentat, ou de recruter, financer ou de faire l'apologie de tels actes.

L'aide et la protection des victimes et des membres de leurs familles sont par ailleurs renforcées. Pour la Belgique, cela ne change pas grand chose. Voyager en dehors des frontières à des fins terroristes est par exemple déjà puni par la loi.

Hilde Vautmans (Open Vld) est satisfaite de cet élargissement. "Je trouve important que la directive soit correctement mise en oeuvre et que les droits et libertés des gens soient respectés. Le but ne peut pas être que les Etats membres abusent de ce texte pour restreindre les droits", met-elle toutefois en garde.

Les Verts ont, eux, voté contre cette directive. Ils soutiennent l'harmonisation des activités punissables et l'échange accru d'informations. Ils trouvent cependant certaines définitions, dont celle du terrorisme, bien trop vagues ou trop larges et craignent pour les libertés fondamentales.

A la suite d'une adaptation du Code frontières Schengen, approuvée par 469 voix (120 contre), les Etats membres doivent à présent vérifier les identités des ressortissants de pays tiers mais aussi des citoyens européens dans des bases de données, telles que le Système d'information Schengen ou celle sur les documents de voyage perdus ou volés, et ce, tant pour les départs que pour les arrivées sur le territoire de l'UE. "C'est un ajout extrêmement important dans le cadre du screening des combattants syriens tentant de retourner en Europe", a commenté la députée européenne Helga Stevens (N-VA). "On saura en effet désormais plus rapidement si des voyageurs voulant entrer en Europe sont recherchés par un service de police ou de renseignements et si leur passeport est faux ou volé." L'adaptation entrera presque directement en vigueur. Les autorités postées aux frontières terrestres et maritimes pourront toutefois basculer vers un échantillonnage des contrôles si la mesure rend les temps d'attente trop importants. Pour les aéroports, une période de transition est en outre prévue mais, d'ici deux ans, les infrastructures devront avoir été adaptées. Les contrôles devront ensuite être systématiques, à moins qu'un Etat puisse démontrer qu'un assouplissement ne présente pas de risque pour la sécurité."Une juste estimation du niveau de menace par les Etats membres doit limiter la gêne pour les voyageurs à un minimum. S'il faut tout de même patienter cinq minutes de plus que d'habitude, c'est principalement dans l'intérêt des voyageurs. La nuisance limitée ne pèse en outre pas sur les grands avantages en termes de sécurité", estime, pour sa part, Ivo Belet (CD&V). Le député souligne l'importance de cette mesure afin de garantir l'ouverture des frontières internes à l'Union. Toujours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, 498 députés européens se sont montrés favorables à un élargissement des activités considérées comme criminelles (114 contre). D'ici 18 mois, voyager vers des zones propices aux terroristes sera punissable dans tous les Etats membres, tout comme le fait de revenir en Europe avec pour but de perpétrer un attentat, ou de recruter, financer ou de faire l'apologie de tels actes. L'aide et la protection des victimes et des membres de leurs familles sont par ailleurs renforcées. Pour la Belgique, cela ne change pas grand chose. Voyager en dehors des frontières à des fins terroristes est par exemple déjà puni par la loi. Hilde Vautmans (Open Vld) est satisfaite de cet élargissement. "Je trouve important que la directive soit correctement mise en oeuvre et que les droits et libertés des gens soient respectés. Le but ne peut pas être que les Etats membres abusent de ce texte pour restreindre les droits", met-elle toutefois en garde. Les Verts ont, eux, voté contre cette directive. Ils soutiennent l'harmonisation des activités punissables et l'échange accru d'informations. Ils trouvent cependant certaines définitions, dont celle du terrorisme, bien trop vagues ou trop larges et craignent pour les libertés fondamentales.