Quelque 1.120 personnes soupçonnées d'appartenir au réseau de M. Gülen, accusé par le gouvernement turc d'avoir ourdi une tentative de putsch en juillet, ont été arrêtées mercredi matin à travers la Turquie, selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu.

M. Erdogan utilise le coup d'Etat avorté de juillet "comme une excuse et une occasion pour renforcer son pouvoir. C'est la raison pour laquelle le pays tout entier est en état d'arrestation, pas seulement ses opposants", a estimé M. Dündar.

Au total, plus de 3.200 personnes sont visées par un mandat d'arrêt et 8.500 policiers sont mobilisés pour les interpeller dix jours après la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum renforçant ses pouvoirs, a précisé l'agence de presse.

Depuis le putsch manqué, plus de 46.000 personnes, notamment des policiers, des magistrats et des enseignants, ont été incarcérées en Turquie, et plus de 100.000 limogées ou suspendues.

L'ex-rédacteur en chef du journal turc d'opposition Cumhuriyet exhorte les dirigeants de l'Union européenne à ne pas "sacrifier" leurs idéaux dans leurs relations avec le président Erdogan, regrettant les négociations "peu reluisantes" entre l'UE et Ankara qui ont abouti en mars 2016 à un accord migratoire ayant permis de stopper l'afflux de migrants sur les îles grecques en mer Egée.

"L'Europe a perdu toute chance d'avoir une influence sur la Turquie parce que (...) après l'accord migratoire, ils ont donné beaucoup de soutien à ce gouvernement juste pour stopper les réfugiés venant sur le sol européen et les retenir en Turquie", a regretté M. Dündar.

Dans les relations avec la Turquie, dont les pourparlers d'adhésion entamées il y a douze ans avec l'UE sont au point mort, "vous devez mentionner l'importance de la liberté de la presse, de la démocratie, des droits de l'homme (...) et malheureusement aucun dirigeant européen n'a fait ça", a-t-il estimé. "C'est le principal problème et donc, je voudrais dire, tenez-vous en à vos principes et ne les sacrifiez pas! ", a lancé M. Dündar.

Can Dündar est considéré par les autorités turques comme un traître pour avoir révélé en 2015 que les services secrets turcs avaient fourni des armes à des islamistes en Syrie. Il avait été condamné en mai 2016 à cinq ans et dix mois de prison. Il s'était exilé en Allemagne après avoir été libéré au cours de son procès en appel, dans lequel dix ans d'emprisonnement supplémentaire ont été requis à son encontre.

Quelque 1.120 personnes soupçonnées d'appartenir au réseau de M. Gülen, accusé par le gouvernement turc d'avoir ourdi une tentative de putsch en juillet, ont été arrêtées mercredi matin à travers la Turquie, selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu. M. Erdogan utilise le coup d'Etat avorté de juillet "comme une excuse et une occasion pour renforcer son pouvoir. C'est la raison pour laquelle le pays tout entier est en état d'arrestation, pas seulement ses opposants", a estimé M. Dündar. Au total, plus de 3.200 personnes sont visées par un mandat d'arrêt et 8.500 policiers sont mobilisés pour les interpeller dix jours après la victoire du président Recep Tayyip Erdogan au référendum renforçant ses pouvoirs, a précisé l'agence de presse. Depuis le putsch manqué, plus de 46.000 personnes, notamment des policiers, des magistrats et des enseignants, ont été incarcérées en Turquie, et plus de 100.000 limogées ou suspendues. L'ex-rédacteur en chef du journal turc d'opposition Cumhuriyet exhorte les dirigeants de l'Union européenne à ne pas "sacrifier" leurs idéaux dans leurs relations avec le président Erdogan, regrettant les négociations "peu reluisantes" entre l'UE et Ankara qui ont abouti en mars 2016 à un accord migratoire ayant permis de stopper l'afflux de migrants sur les îles grecques en mer Egée. "L'Europe a perdu toute chance d'avoir une influence sur la Turquie parce que (...) après l'accord migratoire, ils ont donné beaucoup de soutien à ce gouvernement juste pour stopper les réfugiés venant sur le sol européen et les retenir en Turquie", a regretté M. Dündar. Dans les relations avec la Turquie, dont les pourparlers d'adhésion entamées il y a douze ans avec l'UE sont au point mort, "vous devez mentionner l'importance de la liberté de la presse, de la démocratie, des droits de l'homme (...) et malheureusement aucun dirigeant européen n'a fait ça", a-t-il estimé. "C'est le principal problème et donc, je voudrais dire, tenez-vous en à vos principes et ne les sacrifiez pas! ", a lancé M. Dündar. Can Dündar est considéré par les autorités turques comme un traître pour avoir révélé en 2015 que les services secrets turcs avaient fourni des armes à des islamistes en Syrie. Il avait été condamné en mai 2016 à cinq ans et dix mois de prison. Il s'était exilé en Allemagne après avoir été libéré au cours de son procès en appel, dans lequel dix ans d'emprisonnement supplémentaire ont été requis à son encontre.