Erdogan répondait à l'inquiétude exprimée la veille par le dirigeant du parti de la droite ultranationaliste (MHP), Devlet Bahçeli, qui accusait un conseiller de M. Erdogan d'avoir suggéré que le fédéralisme était envisageable en Turquie après le référendum.

Le MHP s'oppose à toute sorte de fédéralisme qui accorderait notamment aux régions kurdes du sud-est de la Turquie une forme d'autonomie.

"Nous sommes le plus grand défenseur de la structure unitaire de la Turquie, et nous le serons toujours (...) Certains parlent de fédéralisme. Rien de tout cela n'est à notre ordre du jour, et ne le sera jamais", a déclaré M. Erdogan, lors d'un discours à Konya (centre).

Dans un entretien à la chaîne NTV jeudi soir, M. Bahçeli avait semblé réclamer la tête du conseiller incriminé de M. Erdogan, Sükrü Karatepe. "S'il s'était agi de mon conseiller, je l'aurais viré", avait déclaré le chef du MHP.

Les critiques à mots couverts de M. Bahçeli surviennent dans la dernière ligne droite pour le référendum, dimanche, sur une révision constitutionnelle qui renforcerait considérablement les pouvoirs du président turc.

Soutien crucial

M. Erdogan compte sur le soutien du MHP de M. Bahçeli, dont le camp est profondément divisé, pour remporter ce scrutin qui s'annonce relativement serré.

Les observateurs estiment que l'issue du référendum sera grandement déterminée par l'électorat nationaliste, qui s'oppose à toute concession envers les Kurdes et redoute un adoucissement de la position de M. Erdogan sur cette question après le référendum.

Signe de l'inquiétude suscitée chez les dirigeants turcs par les remarques de M. Bahçeli, le Premier ministre Binali Yildirim a affirmé vendredi qu'il remettrait immédiatement sa démission "s'il y a un seul article dans (la réforme constitutionnelle) qui ouvrirait la voie à un Etat fédéral".

Erdogan répondait à l'inquiétude exprimée la veille par le dirigeant du parti de la droite ultranationaliste (MHP), Devlet Bahçeli, qui accusait un conseiller de M. Erdogan d'avoir suggéré que le fédéralisme était envisageable en Turquie après le référendum.Le MHP s'oppose à toute sorte de fédéralisme qui accorderait notamment aux régions kurdes du sud-est de la Turquie une forme d'autonomie."Nous sommes le plus grand défenseur de la structure unitaire de la Turquie, et nous le serons toujours (...) Certains parlent de fédéralisme. Rien de tout cela n'est à notre ordre du jour, et ne le sera jamais", a déclaré M. Erdogan, lors d'un discours à Konya (centre).Dans un entretien à la chaîne NTV jeudi soir, M. Bahçeli avait semblé réclamer la tête du conseiller incriminé de M. Erdogan, Sükrü Karatepe. "S'il s'était agi de mon conseiller, je l'aurais viré", avait déclaré le chef du MHP.Les critiques à mots couverts de M. Bahçeli surviennent dans la dernière ligne droite pour le référendum, dimanche, sur une révision constitutionnelle qui renforcerait considérablement les pouvoirs du président turc.M. Erdogan compte sur le soutien du MHP de M. Bahçeli, dont le camp est profondément divisé, pour remporter ce scrutin qui s'annonce relativement serré.Les observateurs estiment que l'issue du référendum sera grandement déterminée par l'électorat nationaliste, qui s'oppose à toute concession envers les Kurdes et redoute un adoucissement de la position de M. Erdogan sur cette question après le référendum.Signe de l'inquiétude suscitée chez les dirigeants turcs par les remarques de M. Bahçeli, le Premier ministre Binali Yildirim a affirmé vendredi qu'il remettrait immédiatement sa démission "s'il y a un seul article dans (la réforme constitutionnelle) qui ouvrirait la voie à un Etat fédéral".