Ils étaient 40.000 selon la police, de 100 à 200.000 selon des représentants de l'opposition. En tous les cas, c'est la première fois depuis l'assassinat du député Brahmi ayant déclenché le mouvement de contestation que les opposants étaient si nombreux à manifester. Ils scandaient en choeur : "Le peuple veut la chute du régime", "le gouvernement va tomber aujourd'hui".

L'opposition, composée de politiciens d'extrême gauche et de centre-droit, tient le parti islamiste Ennahda au pouvoir pour responsable de l'expansion des jihadistes. Elle veut la dissolution de la constituante dont les travaux sont bloqués depuis 21 mois. En outre, les manifestants réclament un gouvernement de salut national, mesure également souhaitée par Ettakatol, l'un des trois partis de l'actuelle coalition gouvernementale.

Ennahda rejette les revendications


Si le parti Ennahda s'était dit prêt fin juillet à discuter d'un gouvernement de salut national suite aux menaces de démission du ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou, il rejette aujourd'hui ces revendications. En revanche, le parti islamiste qui dirige le gouvernement tunisien propose d'élargir la coalition gouvernementale et d'organiser des élections en décembre 2013.

Le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC) Moustapha Ben Jaafar tente tant bien que mal d'instaurer un dialogue entre le gouvernement et les opposants. Pour faire réagir les deux parties, il a annoncé hier soir à la télévision, alors que les manifestants envahissaient déjà la rue, le gel des travaux de l'ANC. Cela fait 21 mois que cet organe essaie d'achever la constitution, mais sans succès.

L'opposition a réagi à cette annonce, saluant une initiative positive, mais insuffisante. Le gouvernement ne s'est quant à lui pas encore prononcé. Quelques jours plus tôt, le chef d'Ennahda Rached Ghannouchi avait estimé dans le journal La Presse : "Dans les régimes démocratiques, les manifestations ne changent pas les gouvernements".

Ils étaient 40.000 selon la police, de 100 à 200.000 selon des représentants de l'opposition. En tous les cas, c'est la première fois depuis l'assassinat du député Brahmi ayant déclenché le mouvement de contestation que les opposants étaient si nombreux à manifester. Ils scandaient en choeur : "Le peuple veut la chute du régime", "le gouvernement va tomber aujourd'hui". L'opposition, composée de politiciens d'extrême gauche et de centre-droit, tient le parti islamiste Ennahda au pouvoir pour responsable de l'expansion des jihadistes. Elle veut la dissolution de la constituante dont les travaux sont bloqués depuis 21 mois. En outre, les manifestants réclament un gouvernement de salut national, mesure également souhaitée par Ettakatol, l'un des trois partis de l'actuelle coalition gouvernementale. Ennahda rejette les revendications Si le parti Ennahda s'était dit prêt fin juillet à discuter d'un gouvernement de salut national suite aux menaces de démission du ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou, il rejette aujourd'hui ces revendications. En revanche, le parti islamiste qui dirige le gouvernement tunisien propose d'élargir la coalition gouvernementale et d'organiser des élections en décembre 2013. Le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC) Moustapha Ben Jaafar tente tant bien que mal d'instaurer un dialogue entre le gouvernement et les opposants. Pour faire réagir les deux parties, il a annoncé hier soir à la télévision, alors que les manifestants envahissaient déjà la rue, le gel des travaux de l'ANC. Cela fait 21 mois que cet organe essaie d'achever la constitution, mais sans succès. L'opposition a réagi à cette annonce, saluant une initiative positive, mais insuffisante. Le gouvernement ne s'est quant à lui pas encore prononcé. Quelques jours plus tôt, le chef d'Ennahda Rached Ghannouchi avait estimé dans le journal La Presse : "Dans les régimes démocratiques, les manifestations ne changent pas les gouvernements".