Six jours après les deux fusillades qui ont ensanglanté, une énième fois, les Etats-Unis, à El Paso, au Texas et à Dayton dans l'Ohio, le président des Etats-Unis a exhorté à tenir les armes hors de portée des "personnes malades mentalement et dérangées".

"J'ai aussi parlé avec la NRA et d'autres afin que leurs opinions tranchées puissent être pleinement représentées et respectées", a tweeté Donald Trump, au lendemain d'un communiqué de la National Rifle Association qui exprimait son opposition au durcissement des lois sur les armes individuelles.

Wayne LaPierre, chef de la NRA - organisation qui a contribué à financer la campagne de M. Trump à hauteur de 30 millions de dollars - avait confirmé s'être entretenu de manière privée avec le dirigeant républicain.

"Je suis le plus grand défenseur du Deuxième amendement qu'il puisse y avoir", a tonné le locataire de la Maison Blanche, en référence au droit constitutionnel - sujet à interprétation - de détenir une arme. "Mais nous devons tous travailler pour le bien et la sécurité de notre pays. Des mesures de bons sens peuvent être prises pour le bien de tout le monde", a-t-il poursuivi.

L'Amérique est en deuil après les deux fusillades et le débat sur les armes a repris tout en tournant à vide, comme après chaque drame. La question divise les Américains et leurs parlementaires.

"Des discussions sérieuses ont lieu entre les leaders du Sénat et de la Chambre sur des vérifications judicieuses d'antécédents" (judiciaires et psychiatriques), a aussi tweeté Donald Trump.