Au lendemain du discours de l'ancienne Première dame et à la veille de celui de son prédécesseur, le président américain, en difficulté dans les sondages, a multiplié les attaques, martelant qu'il n'avait pas de leçons à recevoir de ces derniers.

"Il faudrait que quelqu'un explique à Michelle Obama que Donald Trump ne serait pas là, dans la magnifique Maison Blanche, si son mari, Barack Obama, n'avait pas été président", a-t-il tweeté.

Accusé d'avoir creusé le fossé entre deux Amériques, une "rouge" (républicaine) et une "bleue" (démocrate), il a répondu du tac au tac.

"Les gens oublient combien notre pays était divisé sous ObamaBiden", a-t-il ajouté, réunissant en un seul les noms des deux hommes.

Affirmant avoir "sauvé des millions de vies" et assurant être en train de reconstruire "une économie encore plus forte qu'avant", il a balayé d'un revers de manche les critiques sur sa gestion de la pandémie du Covid-19 qui a fait plus de 170.000 morts aux Etats-Unis.

"Les emplois abondent, le NASDAQ a déjà atteint des records, le reste suivra!", a-t-il promis à deux mois et demi du scrutin au cours duquel il briguera un deuxième mandat de quatre ans.

Dans un réquisitoire prononcé sur un ton très personnel, l'ancienne First Lady, qui bénéficie d'une cote de popularité inoxydable dans le camp démocrate, a dénoncé lundi soir "le manque total d'empathie" de l'actuel locataire de la Maison Blanche.

Appelant au rassemblement derrière Joe Biden, elle a insisté sur le fait que, lui, dirait "la vérité" et ferait "confiance à la science".

Mardi soir, au deuxième jour d'une étrange convention entièrement virtuelle en raison du Covid-19, Bill Clinton, 73 ans, sera en vedette. Un autre ex-président démocrate, Jimmy Carter, 95 ans devrait également prendre la parole.

La jeune star du Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, 30 ans, aura elle droit à une brève intervention.

Farouche opposante du président, habile oratrice, la benjamine du Congrès, figure de l'aile gauche du parti, a récemment vertement recadré un élu républicain accusé de lui avoir lancé une insulte sexiste.

"Avoir une fille ne rend pas un homme convenable. Avoir une femme ne rend pas un homme convenable. Traiter les gens avec dignité et respect est ce qui rend un homme convenable", avait-elle lancé dans l'hémicycle dans une allocution qui a marqué les esprits.

"Cheval de Troie du socialisme"

Donald Trump, qui a largement bâti son succès de 2016 sur son goût des estrades, sa capacité à jouer avec les foules, est aussi longuement revenu sur le fait que Michelle Obama ne s'était pas exprimée en direct.

"Non seulement cela avait été enregistré, mais cela avait été enregistré il y a longtemps car elle n'avait pas le bon bilan des morts (du Covid-19)", a-t-il insisté.

"Elle n'a pas mentionné le nom de la candidate à la vice-présidence (Kamala Harris)", a-t-il encore relevé.

Soucieux de ne pas laisser les démocrates accaparer toute l'attention médiatique, l'ancien homme d'affaires de New-York continue à sillonner les Etats-Unis.

Après le Minnesota et le Wisconsin lundi, il s'est envolé mardi matin pour l'Iowa et devait rejoindre l'Arizona dans l'après-midi.

Il devrait renouveler, à cette occasion, ses attaques chaque jour plus agressives envers celui qu'il affuble systématiquement du surnom moqueur de "Sleepy Joe" ("Joe l'endormi").

"Personne ne sera en sécurité dans une Amérique dirigée par Biden", a-t-il lancé lundi, assurant que le candidat démocrate était "le cheval de Troie du socialisme".

"Il n'a pas la moindre idée de ce qui se passe, mais les gens autour de lui sont des durs (...) Ils sont méchants et ils sont en colère".

Au lendemain du discours de l'ancienne Première dame et à la veille de celui de son prédécesseur, le président américain, en difficulté dans les sondages, a multiplié les attaques, martelant qu'il n'avait pas de leçons à recevoir de ces derniers. "Il faudrait que quelqu'un explique à Michelle Obama que Donald Trump ne serait pas là, dans la magnifique Maison Blanche, si son mari, Barack Obama, n'avait pas été président", a-t-il tweeté.Accusé d'avoir creusé le fossé entre deux Amériques, une "rouge" (républicaine) et une "bleue" (démocrate), il a répondu du tac au tac."Les gens oublient combien notre pays était divisé sous ObamaBiden", a-t-il ajouté, réunissant en un seul les noms des deux hommes. Affirmant avoir "sauvé des millions de vies" et assurant être en train de reconstruire "une économie encore plus forte qu'avant", il a balayé d'un revers de manche les critiques sur sa gestion de la pandémie du Covid-19 qui a fait plus de 170.000 morts aux Etats-Unis."Les emplois abondent, le NASDAQ a déjà atteint des records, le reste suivra!", a-t-il promis à deux mois et demi du scrutin au cours duquel il briguera un deuxième mandat de quatre ans.Dans un réquisitoire prononcé sur un ton très personnel, l'ancienne First Lady, qui bénéficie d'une cote de popularité inoxydable dans le camp démocrate, a dénoncé lundi soir "le manque total d'empathie" de l'actuel locataire de la Maison Blanche.Appelant au rassemblement derrière Joe Biden, elle a insisté sur le fait que, lui, dirait "la vérité" et ferait "confiance à la science". Mardi soir, au deuxième jour d'une étrange convention entièrement virtuelle en raison du Covid-19, Bill Clinton, 73 ans, sera en vedette. Un autre ex-président démocrate, Jimmy Carter, 95 ans devrait également prendre la parole. La jeune star du Congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, 30 ans, aura elle droit à une brève intervention.Farouche opposante du président, habile oratrice, la benjamine du Congrès, figure de l'aile gauche du parti, a récemment vertement recadré un élu républicain accusé de lui avoir lancé une insulte sexiste."Avoir une fille ne rend pas un homme convenable. Avoir une femme ne rend pas un homme convenable. Traiter les gens avec dignité et respect est ce qui rend un homme convenable", avait-elle lancé dans l'hémicycle dans une allocution qui a marqué les esprits."Cheval de Troie du socialisme"Donald Trump, qui a largement bâti son succès de 2016 sur son goût des estrades, sa capacité à jouer avec les foules, est aussi longuement revenu sur le fait que Michelle Obama ne s'était pas exprimée en direct."Non seulement cela avait été enregistré, mais cela avait été enregistré il y a longtemps car elle n'avait pas le bon bilan des morts (du Covid-19)", a-t-il insisté."Elle n'a pas mentionné le nom de la candidate à la vice-présidence (Kamala Harris)", a-t-il encore relevé.Soucieux de ne pas laisser les démocrates accaparer toute l'attention médiatique, l'ancien homme d'affaires de New-York continue à sillonner les Etats-Unis.Après le Minnesota et le Wisconsin lundi, il s'est envolé mardi matin pour l'Iowa et devait rejoindre l'Arizona dans l'après-midi.Il devrait renouveler, à cette occasion, ses attaques chaque jour plus agressives envers celui qu'il affuble systématiquement du surnom moqueur de "Sleepy Joe" ("Joe l'endormi")."Personne ne sera en sécurité dans une Amérique dirigée par Biden", a-t-il lancé lundi, assurant que le candidat démocrate était "le cheval de Troie du socialisme"."Il n'a pas la moindre idée de ce qui se passe, mais les gens autour de lui sont des durs (...) Ils sont méchants et ils sont en colère".