Le président souhaitait donc que les autorités fédérales agissent en faveur du shérif, de manière à lui éviter un procès pour avoir ignoré l'ordre d'un juge de mettre fin, dans son comté, aux pratiques de profilage racial lors des contrôles de police et aux détentions de citoyens sur simple suspicion de séjour illégal.

La discussion entre Trump et Sessions, au printemps, est révélée samedi par le Washington Post, sur base du témoignage de trois personnes. Jeff Sessions a toutefois déconseillé au président toute action en ce sens, indique le journal. La porte-parole de la Maison Blanche, interrogée au sujet de la discussion, s'est bornée à indiquer qu'il est "tout à fait normal" que le président discute des sujets de justice avec les hommes de loi de l'administration.

"Joe" Arpaio, controversé pour ses pratiques discriminatoires dans une lutte acharnée contre l'immigration illégale, était un soutien indéfectible de Donald Trump durant sa campagne présidentielle. Le désormais octogénaire était devenu un ami du milliardaire.

Jeff Sessions ayant estimé qu'il serait inapproprié de faire abandonner les charges retenues contre Arpaio, qui s'était même publiquement vanté de désobéir au juge fédéral, Trump a simplement décidé d'attendre. Le président a laissé le procès avoir lieu, mais avait déjà décidé qu'il accorderait à l'ex-shérif le "pardon" présidentiel, selon un responsable au sein de la Maison Blanche consulté par le Washington Post.

Arpaio a été reconnu coupable fin juillet d'outrage au tribunal. Sa peine, qui pouvait comporter jusqu'à 6 mois de prison, devait être déterminée en octobre, mais Donald Trump a court-circuité le procédé habituel menant à la grâce présidentielle, de manière à ce que le shérif ne doive pas passer une seule nuit en prison, rapporte le Washington Post.

Le président souhaitait donc que les autorités fédérales agissent en faveur du shérif, de manière à lui éviter un procès pour avoir ignoré l'ordre d'un juge de mettre fin, dans son comté, aux pratiques de profilage racial lors des contrôles de police et aux détentions de citoyens sur simple suspicion de séjour illégal. La discussion entre Trump et Sessions, au printemps, est révélée samedi par le Washington Post, sur base du témoignage de trois personnes. Jeff Sessions a toutefois déconseillé au président toute action en ce sens, indique le journal. La porte-parole de la Maison Blanche, interrogée au sujet de la discussion, s'est bornée à indiquer qu'il est "tout à fait normal" que le président discute des sujets de justice avec les hommes de loi de l'administration. "Joe" Arpaio, controversé pour ses pratiques discriminatoires dans une lutte acharnée contre l'immigration illégale, était un soutien indéfectible de Donald Trump durant sa campagne présidentielle. Le désormais octogénaire était devenu un ami du milliardaire. Jeff Sessions ayant estimé qu'il serait inapproprié de faire abandonner les charges retenues contre Arpaio, qui s'était même publiquement vanté de désobéir au juge fédéral, Trump a simplement décidé d'attendre. Le président a laissé le procès avoir lieu, mais avait déjà décidé qu'il accorderait à l'ex-shérif le "pardon" présidentiel, selon un responsable au sein de la Maison Blanche consulté par le Washington Post. Arpaio a été reconnu coupable fin juillet d'outrage au tribunal. Sa peine, qui pouvait comporter jusqu'à 6 mois de prison, devait être déterminée en octobre, mais Donald Trump a court-circuité le procédé habituel menant à la grâce présidentielle, de manière à ce que le shérif ne doive pas passer une seule nuit en prison, rapporte le Washington Post.