Le gouvernement britannique a affrété des avions pour rapatrier ses ressortissants jusqu'au 6 octobre, ont indiqué le ministre René Trabelsi et l'ambassadrice britannique Louise de Sousa.

Parmi les autres touristes, figurent des Belges, qui seront rapatriés par leur gouvernement, et des Français et Allemands, dont la situation ne nécessite pas de rapatriement, a indiqué le ministère.

Selon la même source, Thomas Cook et ses filiales en faillite ont transporté 3,5% des touristes venus en Tunisie cette année. Ils ont organisé le séjour de 230.000 vacanciers, dont 107.000 via la maison mère Thomas Cook UK, alors que la fréquentation a passé le barre des 7 millions depuis le 1er janvier, a précisé le ministre.

Les réservations annulées pour l'arrière-saison représentent environ 30 à 40.000 séjours, a-t-il ajouté.

"Cette faillite ne frappera pas le tourisme tunisien mais elle frappera certains hôteliers" qui faisaient une large part de leur chiffre d'affaires via le voyagiste britannique, a estimé M. Trabelsi.

Le voyagiste a fait faillite avant d'avoir réglé les factures pour la haute saison estivale, laissant plus de 60 millions d'euros d'impayés selon les premières estimations de la Fédération tunisienne de l'hôtellerie. La FTH a appelé l'Etat tunisien à soutenir les hôtels touchés par des crédits d'impôts et autres facilités.

Une caisse de compensation britannique doit prendre en charge les nuitées des touristes concernés à partir de la date de la faillite. Mais les factures des périodes précédentes devront être réclamées par des démarches auprès de l'administrateur judiciaire, a précisé l'ambassadrice britannique lors d'une conférence de presse à Tunis.

Le pionnier des voyagistes a brutalement fait faillite lundi, contraignant les autorités à lancer immédiatement un rapatriement hors normes de ses quelque 600.000 clients en vacances dans le monde.