Avec ce sommet qui doit s'ouvrir dans l'après-midi dans la station balnéaire russe de Sotchi (sud-ouest), le maître du Kremlin, principal soutien de Bachar al-Assad, veut préparer l'après-conflit alors que le régime, soutenu par l'armée russe, a repris une grande partie du territoire syrien aux rebelles et jihadistes.

Il a précédé la rencontre d'intenses contacts diplomatiques, recevant lundi le président syrien et s'entretenant mardi au téléphone avec plusieurs chefs d'Etat dont Donald Trump, à qui il a assuré vouloir "oeuvrer activement en faveur d'un règlement à long terme du conflit", selon le Kremlin.

La Russie et l'Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles syriens, sont les parrains du processus d'Astana, la capitale kazakhe, qui a permis la mise en place de quatre "zones de désescalade" sur le territoire syrien.

Ces mesures ont permis d'abaisser la tension sur le terrain et de réunir autour du même table des représentants du régime et de l'opposition pour parler de questions militaires alors que les pourparlers politiques de Genève étaient au point mort.

Moscou, à l'initiative de ce processus et dont l'intervention militaire a constitué un tournant du conflit, veut désormais trouver un relais politique à ce processus, au moment où selon M. Poutine la phase militaire "touche à sa fin".

Les trois chefs d'Etat doivent discuter d'un éventuel "Congrès de dialogue national syrien" réunissant en Russie régime et opposition, idée lancée fin octobre mais rejetée par l'opposition, attachée au processus de Genève qui reprend le 28 novembre.

'Bel avenir'

Les factions de l'opposition syrienne se réunissent elles mercredi à Ryad pour unifier leurs positions en vue des négociations de Genève qui doivent se concentrer sur la rédaction d'une nouvelle Constitution et la tenue d'élections.

Point d'achoppement auquel se sont heurtées toutes les initiatives pour trouver une issue politique à un conflit qui a fait plus de 330.000 morts en six ans: le sort du président syrien Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000 et qui apparaît désormais en position de force.

Pour Moscou et Téhéran, le départ de cet allié provoquerait le chaos, tandis que les rebelles soutenus par Ankara refusent, tout comme les Occidentaux, toute solution dont il ferait partie au vu les exactions commises selon eux par le régime.

Avant de s'envoler pour Sotchi, Hassan Rohani a dit espérer que le sommet de Sotchi "pose les bases d'un bel avenir pour la Syrie", précisant que seraient abordées les "questions liées à la reconstruction et au retour des réfugiés".

"L'avenir de la Syrie ne sera pas aux mains des puissances étrangères. L'avenir de la Syrie appartient au peuple syrien", a-t-il souligné.

Crise humanitaire

Avant le sommet, Vladimir Poutine a reçu à Sotchi lundi Bachar al-Assad, mettant de fait le président syrien dans le jeu diplomatique. C'était sa première visite en Russie, et à l'étranger, depuis octobre 2015, juste après le lancement de l'intervention militaire russe qui a constitué un tournant dans le conflit.

Le lancement de la campagne de frappes aériennes russes en septembre 2015 a permis à l'armée syrienne de ravir au groupe jihadiste Etat islamique (EI) la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d'Alep, dans le nord. Les forces du régime ont chassé dimanche soir les jihadistes de Boukamal, leur dernier fief urbain en Syrie.

"En ce qui concerne notre travail commun dans la lutte contre le terrorisme en Syrie, cette opération touche à sa fin", a assuré Vladimir Poutine à son homologue syrien. "Je pense qu'il est maintenant temps de passer au processus politique", a-t-il ajouté.

Vladimir Poutine s'est ensuite entretenu par téléphone avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Donald Trump.

Selon la Maison Blanche, les deux chefs d'Etat souhaitent "assurer la stabilité d'une Syrie unifiée et libérée de toute intervention nuisible et de refuges pour terroristes", ainsi que "trouver une solution pacifique à la guerre civile en Syrie".

L'objectif est "de mettre fin à la crise humanitaire et de permettre aux déplacés syriens de retourner chez eux", a ajouté la Maison Blanche.

Malgré un recul des violences, plus de 13 millions de personnes, dont près de la moitié d'enfants, ont besoin d'aide humanitaire en Syrie, a averti mardi dans un rapport le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

Avec ce sommet qui doit s'ouvrir dans l'après-midi dans la station balnéaire russe de Sotchi (sud-ouest), le maître du Kremlin, principal soutien de Bachar al-Assad, veut préparer l'après-conflit alors que le régime, soutenu par l'armée russe, a repris une grande partie du territoire syrien aux rebelles et jihadistes.Il a précédé la rencontre d'intenses contacts diplomatiques, recevant lundi le président syrien et s'entretenant mardi au téléphone avec plusieurs chefs d'Etat dont Donald Trump, à qui il a assuré vouloir "oeuvrer activement en faveur d'un règlement à long terme du conflit", selon le Kremlin.La Russie et l'Iran, alliés du régime de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles syriens, sont les parrains du processus d'Astana, la capitale kazakhe, qui a permis la mise en place de quatre "zones de désescalade" sur le territoire syrien.Ces mesures ont permis d'abaisser la tension sur le terrain et de réunir autour du même table des représentants du régime et de l'opposition pour parler de questions militaires alors que les pourparlers politiques de Genève étaient au point mort.Moscou, à l'initiative de ce processus et dont l'intervention militaire a constitué un tournant du conflit, veut désormais trouver un relais politique à ce processus, au moment où selon M. Poutine la phase militaire "touche à sa fin".Les trois chefs d'Etat doivent discuter d'un éventuel "Congrès de dialogue national syrien" réunissant en Russie régime et opposition, idée lancée fin octobre mais rejetée par l'opposition, attachée au processus de Genève qui reprend le 28 novembre.Les factions de l'opposition syrienne se réunissent elles mercredi à Ryad pour unifier leurs positions en vue des négociations de Genève qui doivent se concentrer sur la rédaction d'une nouvelle Constitution et la tenue d'élections.Point d'achoppement auquel se sont heurtées toutes les initiatives pour trouver une issue politique à un conflit qui a fait plus de 330.000 morts en six ans: le sort du président syrien Bachar al-Assad, au pouvoir depuis 2000 et qui apparaît désormais en position de force.Pour Moscou et Téhéran, le départ de cet allié provoquerait le chaos, tandis que les rebelles soutenus par Ankara refusent, tout comme les Occidentaux, toute solution dont il ferait partie au vu les exactions commises selon eux par le régime.Avant de s'envoler pour Sotchi, Hassan Rohani a dit espérer que le sommet de Sotchi "pose les bases d'un bel avenir pour la Syrie", précisant que seraient abordées les "questions liées à la reconstruction et au retour des réfugiés". "L'avenir de la Syrie ne sera pas aux mains des puissances étrangères. L'avenir de la Syrie appartient au peuple syrien", a-t-il souligné.Avant le sommet, Vladimir Poutine a reçu à Sotchi lundi Bachar al-Assad, mettant de fait le président syrien dans le jeu diplomatique. C'était sa première visite en Russie, et à l'étranger, depuis octobre 2015, juste après le lancement de l'intervention militaire russe qui a constitué un tournant dans le conflit.Le lancement de la campagne de frappes aériennes russes en septembre 2015 a permis à l'armée syrienne de ravir au groupe jihadiste Etat islamique (EI) la cité antique de Palmyre et de chasser les rebelles de leur bastion d'Alep, dans le nord. Les forces du régime ont chassé dimanche soir les jihadistes de Boukamal, leur dernier fief urbain en Syrie."En ce qui concerne notre travail commun dans la lutte contre le terrorisme en Syrie, cette opération touche à sa fin", a assuré Vladimir Poutine à son homologue syrien. "Je pense qu'il est maintenant temps de passer au processus politique", a-t-il ajouté.Vladimir Poutine s'est ensuite entretenu par téléphone avec le roi Salmane d'Arabie saoudite, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et Donald Trump.Selon la Maison Blanche, les deux chefs d'Etat souhaitent "assurer la stabilité d'une Syrie unifiée et libérée de toute intervention nuisible et de refuges pour terroristes", ainsi que "trouver une solution pacifique à la guerre civile en Syrie".L'objectif est "de mettre fin à la crise humanitaire et de permettre aux déplacés syriens de retourner chez eux", a ajouté la Maison Blanche. Malgré un recul des violences, plus de 13 millions de personnes, dont près de la moitié d'enfants, ont besoin d'aide humanitaire en Syrie, a averti mardi dans un rapport le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).