"Des unités de l'armée contrôlent désormais la totalité de la ville de Saraqeb", située dans la province d'Idleb, a indiqué la TV d'Etat, qui a diffusé en direct des images de quartiers de la ville déserts.

L'agence officielle Sana a fait état de la "fin" des opérations de "ratissage" dans la ville.

Saraqeb se trouve à la jonction de deux autoroutes clés, M5 et M4, que le régime cherche à reconquérir en vue de ressusciter une économie ravagée par près de neuf ans de guerre.

La voie M5 relie Alep, deuxième plus grande ville du pays et ancien poumon économique de Syrie, à la capitale Damas, tandis que la M4 relie Alep à la ville côtière de Lattaquié, fief du régime.

Fin janvier, les forces du régime appuyées par leur allié russe avaient déjà reconquis la ville clé de Maaret al-Noomane, la deuxième plus grande de la province d'Idleb, également traversée par la M5.

Ces nouvelles reconquêtes interviennent alors que la Turquie, qui soutient certains groupes rebelles, a envoyé plusieurs renforts ces derniers jours pour empêcher une progression à plus grande échelle des forces du régime.

Vendredi, 350 véhicules ont franchi la frontière syro-turque en direction d'Idleb, selon l'agence étatique turque Anadolu.

La Turquie dispose d'une douzaine de postes d'observation dans la province d'Idleb en vertu d'un accord avec la Russie, dont trois situés dans le sud-est d'Idleb.

Plus de la moitié de cette province et des secteurs attenants des provinces voisines d'Alep, Hama et Lattaquié, sont toujours dominés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda).

Cette région de trois millions d'habitants abrite aussi d'autres groupuscules jihadistes et des rebelles affaiblis.

Le pouvoir de Bachar al-Assad a lancé en décembre son opération dans la région d'Idleb, qui a déjà provoqué l'exode de quelque 586.000 personnes, selon l'ONU.

Le front d'Idleb représente la dernière grande bataille stratégique pour le régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le conflit en Syrie a fait plus de 380.000 morts depuis 2011 et jeté sur la route de l'exil plus de la moitié de la population d'avant-guerre --plus de 20 millions d'habitants.

"Des unités de l'armée contrôlent désormais la totalité de la ville de Saraqeb", située dans la province d'Idleb, a indiqué la TV d'Etat, qui a diffusé en direct des images de quartiers de la ville déserts. L'agence officielle Sana a fait état de la "fin" des opérations de "ratissage" dans la ville. Saraqeb se trouve à la jonction de deux autoroutes clés, M5 et M4, que le régime cherche à reconquérir en vue de ressusciter une économie ravagée par près de neuf ans de guerre.La voie M5 relie Alep, deuxième plus grande ville du pays et ancien poumon économique de Syrie, à la capitale Damas, tandis que la M4 relie Alep à la ville côtière de Lattaquié, fief du régime. Fin janvier, les forces du régime appuyées par leur allié russe avaient déjà reconquis la ville clé de Maaret al-Noomane, la deuxième plus grande de la province d'Idleb, également traversée par la M5.Ces nouvelles reconquêtes interviennent alors que la Turquie, qui soutient certains groupes rebelles, a envoyé plusieurs renforts ces derniers jours pour empêcher une progression à plus grande échelle des forces du régime. Vendredi, 350 véhicules ont franchi la frontière syro-turque en direction d'Idleb, selon l'agence étatique turque Anadolu.La Turquie dispose d'une douzaine de postes d'observation dans la province d'Idleb en vertu d'un accord avec la Russie, dont trois situés dans le sud-est d'Idleb.Plus de la moitié de cette province et des secteurs attenants des provinces voisines d'Alep, Hama et Lattaquié, sont toujours dominés par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda). Cette région de trois millions d'habitants abrite aussi d'autres groupuscules jihadistes et des rebelles affaiblis.Le pouvoir de Bachar al-Assad a lancé en décembre son opération dans la région d'Idleb, qui a déjà provoqué l'exode de quelque 586.000 personnes, selon l'ONU.Le front d'Idleb représente la dernière grande bataille stratégique pour le régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).Le conflit en Syrie a fait plus de 380.000 morts depuis 2011 et jeté sur la route de l'exil plus de la moitié de la population d'avant-guerre --plus de 20 millions d'habitants.