C'est un quasi sans faute qui a sanctionné la gestion de ce dossier par les autorités chiliennes. Sebastian Pinera, investi président depuis seulement six mois, en récoltera sans doute encore longtemps les dividendes. Mais qui, aujourd'hui, lui en tiendrait rigueur ? Au Chili, l'heure est à l'euphorie des retrouvailles et à la célébration de l'unité nationale derrière ces hommes qui, à l'instar de Mario Sepulveda, le deuxième mineur secouru, revendiquent leur statut de mineurs et souhaitent ne pas être traités comme des stars.

Le moment d'éventuelles polémiques, si tant est qu'un aspect ignoré de l'opération de sauvetage en justifie une, n'est pas encore venu. Force est de reconnaître, du reste, que le gouvernement chilien a su mettre en oeuvre les moyens les plus sophistiqués, y compris ceux de la Nasa, l'agence spatiale américaine, pour sauver les mineurs. En faisant montre, de surcroît, d'un grand professionnalisme tout au long du processus de sauvetage.

Rétrospectivement, cette efficacité contraste avec l'impuissance du gouvernement colombien et de la communauté internationale qui avaient été incapables, il y a 25 ans, de sauver de la mort annoncée la petite Omayra Sanchez, "simplement" entravée au niveau des membres inférieurs par un enchevêtrement de poutres et de briques, après l'éruption du volcan Nevado del Ruiz. Le film de son agonie avait alors ému le monde. En vain. Dans leur malheur, les mineurs chiliens ont eu plus de chance.

G.P.

C'est un quasi sans faute qui a sanctionné la gestion de ce dossier par les autorités chiliennes. Sebastian Pinera, investi président depuis seulement six mois, en récoltera sans doute encore longtemps les dividendes. Mais qui, aujourd'hui, lui en tiendrait rigueur ? Au Chili, l'heure est à l'euphorie des retrouvailles et à la célébration de l'unité nationale derrière ces hommes qui, à l'instar de Mario Sepulveda, le deuxième mineur secouru, revendiquent leur statut de mineurs et souhaitent ne pas être traités comme des stars. Le moment d'éventuelles polémiques, si tant est qu'un aspect ignoré de l'opération de sauvetage en justifie une, n'est pas encore venu. Force est de reconnaître, du reste, que le gouvernement chilien a su mettre en oeuvre les moyens les plus sophistiqués, y compris ceux de la Nasa, l'agence spatiale américaine, pour sauver les mineurs. En faisant montre, de surcroît, d'un grand professionnalisme tout au long du processus de sauvetage. Rétrospectivement, cette efficacité contraste avec l'impuissance du gouvernement colombien et de la communauté internationale qui avaient été incapables, il y a 25 ans, de sauver de la mort annoncée la petite Omayra Sanchez, "simplement" entravée au niveau des membres inférieurs par un enchevêtrement de poutres et de briques, après l'éruption du volcan Nevado del Ruiz. Le film de son agonie avait alors ému le monde. En vain. Dans leur malheur, les mineurs chiliens ont eu plus de chance. G.P.