"Compte tenu de l'évolution de l'environnement stratégique, nous invitons le secrétaire général à présenter aux ministres des Affaires étrangères une proposition approuvée par le Conseil (les ambassadeurs des Etats membres) pour que soit mené, sous les auspices du secrétaire général, avec le recours à l'expertise pertinente, un processus de réflexion prospective visant à renforcer encore la dimension politique de l'OTAN, y compris la consultation", indique la déclaration commune.

Le lancement de cette réflexion fait suite à des propos très durs de M. Macron, qui avait évoqué, dans une interview publiée le 7 novembre par l'hebdomadaire britannique 'The Economist', l'état de "mort cérébrale" dans lequel était selon lui plongée l'Otan, suscitant de vives controverses et des critiques de nombreux dirigeants alliés.

M. Macron a salué mercredi la décision des alliés, tout en soulignant - tout comme la Première ministre belge Sophie Wilmès - la nécessité de définir prudemment le mandat encadrant ce processus afin de répondre aux questions existentielles qui se posent à l'Alliance, comme les droits et les obligations" des Etats membres.

"Nous avons proposé notre apport, notre aide en tant que pays de dialogue", a affirmé Mme Wilmès devant des journalistes belges. Le format reste à définir, a-t-elle ajouté, précisant qu'il ferait l'objet discussion entre les ministres des Affaires étrangères des 29 sur une "réflexion à plus long terme" sur l'Otan.