Dans un décret, le président Maithripala Sirisena a déclaré qu'il considérait qu'il y avait toujours "une urgence publique" dans le pays et qu'il prolongeait en conséquence les mesures d'exception prises à la suite des attentats. Ces mesures qui élargissent les pouvoirs de la police et des forces de sécurité pour l'arrestation et la détention de suspects auraient dû prendre fin ce samedi. Un peu plus de 100 personnes, dont 10 femmes, sont actuellement en détention en relation avec les attentats suicide commis le samedi de Pâques contre trois églises et trois hôtels de luxe de Colombo. Fin mai, M. Sirisena avait déclaré à des diplomates représentant l'Australie, le Canada, le Japon, les Etats-Unis et des pays européens que la situation en termes de sécurité était "revenue à 99% à la normale" et qu'il allait lever les mesures d'urgence au 22 juin. Le président avait aussi dit à ces diplomates que les forces de sécurité avaient arrêté ou tué toutes les personnes qui étaient directement impliquées dans les attentats, attribués à un groupe djihadiste local et revendiqués par l'organisation Etat islamique. Les autorités n'ont pas expliqué immédiatement pourquoi le président avait changé d'avis et prolongé l'état d'urgence. Au Sri Lanka, l'état d'urgence est instauré pour une durée d'un mois à la fois, et le parlement doit ratifier la mesure dans les dix jours. Par ailleurs, la police a annoncé que des enquêtes avaient été ouvertes contre plusieurs de ses responsables, dont l'inspecteur général, pour négligence avant les attentats. (Belga)