Sinclair Broadcast Group domine le secteur de la télévision locale aux États-Unis. Son PDG vient d'être décrit par Bloomberg comme "l'homme le plus puissant des médias américains, mais dont personne n'a jamais entendu parler". Car beaucoup d'américains ignorent même jusqu'à l'existence d'une telle entreprise. Or celle-ci pourrait être l'une des plus influentes du pays et s'invite dans la plupart des foyers.

Depuis 2012 le groupe a investi près de 4 milliards et possède déjà 173 chaînes locales. Dès que les autorités auront donné leur accord, la décision est attendue d'ici quelques mois, le groupe en possèdera plus de 200 avec le rachat pour 3,9 milliards de Tribune Media. À lui seul, le groupe va alors toucher près de 2/3 des ménages américains. Et avec en bonus quelques grandes villes comme New York, Chicago ou Los Angeles.

Une acquisition rendue possible par l'allègement des contraintes anti-concentration par l'équipe Trump. Détail non négligeable, le groupe serait un bastion conservateur que l'on dit très proche de Trump. Selon Politico, c'est justement ses liens avec l'administration Trump qui rendent ce groupe si dangereux. Le groupe a fait de nombreuses donations lors de la campagne et accordé du temps d'antenne exclusif à Trump. Clinton n'aura, elle, pas été une seule fois interviewée.

Toujours selon Politico, Jared Kushner, le beau fils de Trump, aurait déclaré, en petit comité, qu'on aurait obligé certaines chaînes locales à diffuser des messages flatteurs pour Trump, et ce particulièrement dans les 'swing states', ces états décisifs lors de l'élection présidentielle. Des allégations que réfute le groupe.

Le groupe ne veut néanmoins pas s'associer aux "médias progressistes". Il trouve que 99.99 % des médias sont de gauche et compte s'opposer à cet état de fait. Détail piquant : c'est Sinclair qui a lancé Trump TV.

Il est aussi derrière le site Circa qui compte être le nouveau Breitbart News, ce média ultra conservateur. Avec ses chaînes et son site, Sinclair et sa force de propagande pourraient bien être le nouveau meilleur ami de Trump.

Sinclair Broadcast Group domine le secteur de la télévision locale aux États-Unis. Son PDG vient d'être décrit par Bloomberg comme "l'homme le plus puissant des médias américains, mais dont personne n'a jamais entendu parler". Car beaucoup d'américains ignorent même jusqu'à l'existence d'une telle entreprise. Or celle-ci pourrait être l'une des plus influentes du pays et s'invite dans la plupart des foyers. Depuis 2012 le groupe a investi près de 4 milliards et possède déjà 173 chaînes locales. Dès que les autorités auront donné leur accord, la décision est attendue d'ici quelques mois, le groupe en possèdera plus de 200 avec le rachat pour 3,9 milliards de Tribune Media. À lui seul, le groupe va alors toucher près de 2/3 des ménages américains. Et avec en bonus quelques grandes villes comme New York, Chicago ou Los Angeles. Une acquisition rendue possible par l'allègement des contraintes anti-concentration par l'équipe Trump. Détail non négligeable, le groupe serait un bastion conservateur que l'on dit très proche de Trump. Selon Politico, c'est justement ses liens avec l'administration Trump qui rendent ce groupe si dangereux. Le groupe a fait de nombreuses donations lors de la campagne et accordé du temps d'antenne exclusif à Trump. Clinton n'aura, elle, pas été une seule fois interviewée. Toujours selon Politico, Jared Kushner, le beau fils de Trump, aurait déclaré, en petit comité, qu'on aurait obligé certaines chaînes locales à diffuser des messages flatteurs pour Trump, et ce particulièrement dans les 'swing states', ces états décisifs lors de l'élection présidentielle. Des allégations que réfute le groupe. Le groupe ne veut néanmoins pas s'associer aux "médias progressistes". Il trouve que 99.99 % des médias sont de gauche et compte s'opposer à cet état de fait. Détail piquant : c'est Sinclair qui a lancé Trump TV. Il est aussi derrière le site Circa qui compte être le nouveau Breitbart News, ce média ultra conservateur. Avec ses chaînes et son site, Sinclair et sa force de propagande pourraient bien être le nouveau meilleur ami de Trump.