Les élections prévues en Corée du Sud mardi doivent mettre fin à des mois de turbulences politiques marqués par la destitution de l'ancienne présidente Park Geun Hye en mars, emportée par un scandale de corruption. Alors que les relations entre Séoul et son frère ennemi Pyongyang sont plus que jamais tendues, le prochain président devra ménager les sensibilités dans la région.

Ce pays asiatique, chevron des exportations technologiques, est en proie à la montée du chômage des jeunes, l'endettement des ménages et la crainte de pauvreté chez les aînés. C'est dans ce contexte que les liens avec la Corée du Nord voisine se sont détériorés davantage récemment, le régime de Pyonyang poursuivant son programme d'armement nucléaire. Selon les observateurs, l'élection sera déterminante dans la relation qu'entretien Séoul avec Washington à cet égard, alors que les Etats-Unis viennent de déployer en Corée du Sud le bouclier antimissile THAAD, suscitant la désapprobation de Pékin.

Le favori pour reprendre le rôle de Mme Park, Moon Jae-In (64 ans), ancien avocat défenseur des droits de l'homme, préconise de renouer le dialogue avec le régime isolé voisin en vue d'une réconciliation. Il reconnait toutefois que de nouveaux tests balistiques lancés depuis Pyongyang ruineraient tout espoir de négociation. Elu, il compte se déplacer d'abord en Corée du Nord et pas aux Etats-Unis.

Dans un livre paru récemment, il suggère ainsi à Séoul d'apprendre à dire "non" à Washington, souhaitant établir des relations "plus justes et plus équilibrées" avec les Etats-Unis, dont le président Donald Trump s'est montré imprévisible dans le dossier nord-coréen.

Ce candidat du Parti démocratique (centre gauche), première formation de l'opposition, pourrait offrir aux Sud-Coréens le changement abrupt de cap qu'ils escomptent après neuf ans de pouvoir conservateur. Ayant servi dans le cabinet du président Roh Moo Hyun, Moon Jae-In avait été battu en 2012 par Park Geun Hye, forte de l'empreinte laissée par son père, le dictateur militaire Park Chung Hee.

La présidente et son parti ont toutefois été récemment discrédités par un vaste scandale corruption et de trafic d'influence impliquant divers conglomérats dont l'entreprise Samsung. Les électeurs, dont certains ont participé à des manifestations rivales ces derniers mois, veulent avant tout sortir le pays de cette crise domestique.

Selon le récent sondage Realmeter, Moon Jae-In était crédité de 42,4% d'intentions de vote, suivi par l'ancien développeur informatique du centre Ahn Cheol-Soo et le libéral Hong Joon-Pyo, autour de 18%. Toutefois, quelque 20% des 42,5 millions de sud coréens enregistrés pour les élections se disent encore indécis.

Les élections prévues en Corée du Sud mardi doivent mettre fin à des mois de turbulences politiques marqués par la destitution de l'ancienne présidente Park Geun Hye en mars, emportée par un scandale de corruption. Alors que les relations entre Séoul et son frère ennemi Pyongyang sont plus que jamais tendues, le prochain président devra ménager les sensibilités dans la région.Ce pays asiatique, chevron des exportations technologiques, est en proie à la montée du chômage des jeunes, l'endettement des ménages et la crainte de pauvreté chez les aînés. C'est dans ce contexte que les liens avec la Corée du Nord voisine se sont détériorés davantage récemment, le régime de Pyonyang poursuivant son programme d'armement nucléaire. Selon les observateurs, l'élection sera déterminante dans la relation qu'entretien Séoul avec Washington à cet égard, alors que les Etats-Unis viennent de déployer en Corée du Sud le bouclier antimissile THAAD, suscitant la désapprobation de Pékin. Le favori pour reprendre le rôle de Mme Park, Moon Jae-In (64 ans), ancien avocat défenseur des droits de l'homme, préconise de renouer le dialogue avec le régime isolé voisin en vue d'une réconciliation. Il reconnait toutefois que de nouveaux tests balistiques lancés depuis Pyongyang ruineraient tout espoir de négociation. Elu, il compte se déplacer d'abord en Corée du Nord et pas aux Etats-Unis. Dans un livre paru récemment, il suggère ainsi à Séoul d'apprendre à dire "non" à Washington, souhaitant établir des relations "plus justes et plus équilibrées" avec les Etats-Unis, dont le président Donald Trump s'est montré imprévisible dans le dossier nord-coréen. Ce candidat du Parti démocratique (centre gauche), première formation de l'opposition, pourrait offrir aux Sud-Coréens le changement abrupt de cap qu'ils escomptent après neuf ans de pouvoir conservateur. Ayant servi dans le cabinet du président Roh Moo Hyun, Moon Jae-In avait été battu en 2012 par Park Geun Hye, forte de l'empreinte laissée par son père, le dictateur militaire Park Chung Hee.La présidente et son parti ont toutefois été récemment discrédités par un vaste scandale corruption et de trafic d'influence impliquant divers conglomérats dont l'entreprise Samsung. Les électeurs, dont certains ont participé à des manifestations rivales ces derniers mois, veulent avant tout sortir le pays de cette crise domestique.Selon le récent sondage Realmeter, Moon Jae-In était crédité de 42,4% d'intentions de vote, suivi par l'ancien développeur informatique du centre Ahn Cheol-Soo et le libéral Hong Joon-Pyo, autour de 18%. Toutefois, quelque 20% des 42,5 millions de sud coréens enregistrés pour les élections se disent encore indécis.