"C'est la première fois que l'Etat a un contrôle technique total sur Internet", a déclaré à l'agence DPA l'expert russe Alexander Isavnin, de l'organisation anti-censure Roskomsvoboda.

Là où les fournisseurs d'accès opéraient jusqu'ici dans un marché libre, l'Etat pourra désormais intervenir directement.

Ils devront dorénavant organiser le trafic internet par "hubs" à l'intérieur du pays et devront adapter leur infrastructure en conséquence.

L'ONG Reporters sans frontières a critiqué une mesure risquant d'aggraver la censure et ainsi entraver davantage la liberté d'expression.

De nombreux sites d'opposition ont déjà été bloqués. De nombreux Russes craignent l'isolement de leur pays sur le plan numérique avec une main-mise accrue des services de sécurité.

Des dizaines de personnes avaient manifesté contre la nouvelle loi. Au moment de l'approuver en mai, Poutine avait invoqué la sécurité nationale.

Un porte-parole du président, Dmitri Peskov, a souligné que la Russie ne prévoyait pas de se déconnecter d'Internet, mais qu'elle se préparait à des tentatives de l'Ouest en ce sens.