Le pape n'a aucunement perdu son "autorité morale" en faisant montre de retenue diplomatique, a déclaré son porte-parole au cours d'une conférence de presse, ajoutant: "on ne peut pas attendre des gens qu'il règlent des problèmes impossibles".

"Le pape n'a pas peur des champs de mines", a souligné Greg Burke, mais il ne peut pas arriver dans un pays comme "parachuté" et "résoudre tout en chemin".

Au cours des trois premiers jours de sa visite, au ton très mesuré, le pape n'a jamais évoqué directement le sort des Rohingyas obligés fuir au Bangladesh face aux violences de l'armée birmane. Et il n'a jamais prononcé le mot "Rohingya", tabou dans le pays.

"Ce voyage peut être résumé en un mot, ce n'est pas le mot auquel vous pensez, c'est l'unité et la diversité", a noté le porte-parole. Le pape et le Vatican voient le travail diplomatique comme une façon de "construire des ponts", a-t-il expliqué.