"Au nom de ma nation, j'aimerais annoncer que notre réponse à toute négociation tant qu'il y aura des sanctions est négative", a-t-il lancé, alors que Washington vient encore de durcir sa pression économique. Aux Européens qui appelaient à une rencontre entre lui et le président américain Donald Trump, il a répondu: "les photos souvenir sont la dernière étape d'une négociation, pas la première".

"Plutôt qu'un simulacre de négociations, vous pourriez revenir à la réalité des négociations", a-t-il lancé aux Américains, mettant fin à tout suspense sur la possibilité d'un tête-à-tête historique dès cette semaine à l'ONU. Le président iranien, dont le discours était très attendu après deux jours d'intenses ballets diplomatiques à New York pour faire retomber la tension qui est à son comble entre Téhéran et Washington, a dit ne pas croire à la sincérité de la volonté de dialogue américaine.

"Pour que des pourparlers puissent être engagés, il faut respecter les accords", a-t-il martelé, alors que Donald Trump a claqué la porte en 2018 du pacte international de 2015 sur le nucléaire iranien. Cet accord censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique "était un minimum pour vous, pour nous", a reconnu Hassan Rohani. "Si vous en souhaitez davangage, vous devez donner davantage".