Mais la pression s'est accentuée sur l'Arabie saoudite, accusée d'être un frein à un règlement du conflit et jusque-là épargnée par ses alliés occidentaux. L'intensification des combats auto...

Mais la pression s'est accentuée sur l'Arabie saoudite, accusée d'être un frein à un règlement du conflit et jusque-là épargnée par ses alliés occidentaux. L'intensification des combats autour du port stratégique d'Hodeidah, sur la mer Rouge, avec, pour conséquence, un début de famine par manque d'approvisionnement, ainsi que la pression du Congrès américain pour retirer tout soutien à Riyad après l'assassinat du dissident Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d'Istanbul ont modifié le rapport de force et laissé entrevoir une sortie de crise. Sous l'impulsion du médiateur de l'ONU Martin Griffiths, des pourparlers de paix sont sur les rails en Suède, principalement entre factions rebelles houthis et une délégation menée par le président yéménite en exil Abd Rabbu Mansour Hadi. Premier signe tangible de décrispation, des blessés houthis ont pu être évacués vers Oman. Mais la trêve obtenue le 13 décembre n'a même pas tenu 24 heures.