La Commission européenne proposait initialement un délai supplémentaire de dix ans, en s'appuyant sur les avis des agences de la sécurité des aliments (Efsa) et des produits chimiques (Echa), selon lesquelles le glyphosate ne présente pas de da...

La Commission européenne proposait initialement un délai supplémentaire de dix ans, en s'appuyant sur les avis des agences de la sécurité des aliments (Efsa) et des produits chimiques (Echa), selon lesquelles le glyphosate ne présente pas de danger avéré pour l'espèce humaine. Des avis contestés : en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l'ONU a classé ce produit comme " cancérigène probable ". Convaincu, le Parlement européen a réclamé un déphasage progressif et l'interdiction totale du produit d'ici à cinq ans. En vain. Dix-huit Etats, sourds aux demandes du Parlement, de nombreuses ONG et d'au moins un million de citoyens pétitionnaires, ont opté pour un rabiot de cinq ans. La Belgique, comme la France, ont voté contre. Paris a déjà fait savoir que le glyphosate serait interdit sur le territoire français d'ici à trois ans au maximum. En Belgique, le ministre fédéral de l'Agriculture, Denis Ducarme, et son homologue wallon, Carlo Di Antonio, comptent interdire à très court terme la vente du glyphosate pour les usages particuliers. Pendant ce temps, les labos carburent pour trouver rapidement un produit de remplacement au Roundup, utilisé massivement par les agriculteurs.