M. Guterres a lancé un appel "à la communauté internationale toute entière" pour "s'unir" et "appuyer le peuple congolais et les autorités congolaises", à l'issue d'une rencontre avec le nouveau président congolais Félix Tshisekedi au troisième et dernier jour de sa visite.

Le patron de l'ONU n'a fait aucune annonce précise, à part l'organisation avec le gouvernement congolais d'une conférence sur l'épidémie d'Ebola et la santé en novembre, probablement à Goma dans l'est où il a commencé sa visite samedi.

"On va tout faire pour améliorer ce que l'on fait et améliorer notre coordination avec les Forces armées de la République démocratique du Congo pour faire face de manière plus efficace à la menace du terrorisme", a déclaré M. Guterres à Kinshasa.

Il a déploré que seuls 15% des promesses d'aide humanitaire aient été honorées en 2019. "J'ai fait un appel pour que les bailleurs de fonds puissent rapidement faire les paiements correspondant aux engagements qu'ils ont pris".

Le patron de l'ONU va désormais rentrer à New York où le Conseil de sécurité doit renouveler le mandat de l'ONU en RDC en 2020.

L'équipe de l'ancien président Joseph Kabila - qui reste chef de la majorité parlementaire en RDC - avait souhaité le "départ définitif" de la Monusco en 2020, après 20 ans de présence.

Après l'investiture du président Tshisekedi au terme de la première transition pacifique dans l'histoire du Congo, l'ONU avait prolongé en avril son mandat non pas d'un an comme d'habitude, mais jusqu'au 31 décembre.

L'ONU voulait se donner le temps de réfléchir au "désengagement progressif" des Casques bleus, avait alors déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

"Je suis sûr que dans le cadre de la révision stratégique de la Monusco, le Conseil de sécurité décidera de quelques ajustements qui puissent améliorer la Monusco et sa coopération avec le gouvernement congolais", a répété M. Guterres.