"Si la Belgique est devenue le repaire de ceux qui veulent faire la rébellion contre le pouvoir de Tshisekedi, nous disons à la Belgique que si cela continue, nous serons obligés de dire au peuple congolais que c'est elle notre ennemi numéro 1", a déclaré le président par intérim de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Jean-Marc Kabund. M. Kabund s'exprimait devant des milliers de militants à l'occasion du 37e anniversaire du parti.

L'ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba et l'ex-gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, vivent en Belgique. Ils avaient soutenu à l'élection présidentielle l'autre candidat de l'opposition Martin Fayulu, qui conteste l'élection de M. Tshisekedi et revendique la victoire.

"Nous avons gagné les élections, cette victoire n'a pas été un cadeau mais le couronnement de notre lutte", a poursuivi M. Kabund. "Et quelqu'un vient crier que nous avons volé sa victoire!", a-t-il protesté, ciblant M. Fayulu qui dénonce un "putsch électoral" organisé selon lui par l'ex-président Kabila avec la complicité de Félix Tshisekedi. "Il n'y aura pas de prisonnier politique sous notre règne. Celui qui veut critiquer le président peut le faire dans le respect de la loi", a-t-il assuré. Cependant, "ceux qui chercheront à déstabiliser le président de la République vont se confronter à la machine politique de l'UDPS [qui est] capable de tout broyer sur son passage", a-t-il prévenu.

Depuis son investiture le 24 janvier, le président Tshisekedi a développé un discours sur l'instauration d'un État de droit et la réconciliation nationale. M. Kabund est également revenu sur les obsèques toujours différées du père de M. Tshisekedi et fondateur de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, décédé le 1er février 2017 à Bruxelles où sa dépouille se trouve toujours: "Il faut l'entrée en fonction du nouveau gouvernement. Soyez patients. Nous allons l'enterrer avec tous les honneurs".