Déclarée le 1er août 2018, l'épidémie a tué 2.201 personnes, selon le bulletin épidémiologique publié samedi. La région de Beni (Nord-Kivu) et de l'Ituri voisine sont les plus touchées.

Six nouveaux cas confirmés ont été signalés entre le 20 et le 26 novembre, a indiqué l'OMS jeudi. "Au cours de la semaine passée, la violence, d'importants troubles civils et des attaques ciblées ont sérieusement perturbé la réponse anti-Ebola et restreint l'accès aux communautés affectées en de multipes endroits", ajoute l'OMS.

Quatre agents de la riposte anti-Ebola ont été tués dans une double attaque armée dans la nuit de mercredi à jeudi à Biakato (Ituri) et Mangina (Nord-Kivu), selon l'OMS.

Une des victimes, une fonctionnaire du ministère congolais de la Santé chargée de la vaccination, Belinda Kasongo, 30 ans, a été enterrée samedi à Goma, a rapporté un photographe de l'AFP.

Depuis jeudi, "quelques dizaines de personnes" des deux équipes attaquées "ont été ramenées à Goma pour leur relocalisation", a indiqué un responsable congolais de la riposte, le professeur Steve Ahuka.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé vendredi à Genève qu'il avait provisoirement interrompu ses distributions de nourriture dans le cadre de la riposte anti-Ebola à Beni.

Beni a été touchée en début de semaine par des émeutes des populations contre les autorités et les Nations unies. Les habitants les accusent de ne rien faire face aux massacres de civils dans la région.

Plus de 100 civils ont été tués en novembre dans des tueries attribuées au groupe armé d'origine ougandaise des ADF (Forces démocratiques alliées).