La République démocratique du Congo est actuellement en proie à une profonde crise politique après les multiples reports du scrutin général (présidentiel, législatif et provincial) qui devait initialement avoir lieu fin 2016. Dimanche, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé que les élections auront lieu le 23 décembre 2018, ce qui a suscité un tollé au sein des partis d'opposition et des différents mouvements politiques.

Le SPF Affaires étrangères, qui a pris note de l'annonce de la Céni, estime que c'est maintenant aux autorités congolaises de "prendre toutes les mesures nécessaires afin d'exécuter le calendrier et de parvenir à un processus fiable et consensuel".

Mardi soir, le Rassemblement, mené par Felix Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu à La Haye, et l'UNC dirigé par Vital Kamerhe, ont diffusé un communiqué de presse commun dans lequel il qualifie le calendrier électoral proposé de violation de la Constitution. Ils ajoutent que l'agenda de la commission contrevient également à l'accord de la Saint-Sylvestre, qui stipulait que les élections devraient se tenir au plus tard fin 2017, bien que Joseph Kabila aurait dû abandonner la magistrature suprême dès la fin 2016 selon la Constitution. L'opposition appelle ainsi la population à se mobiliser.

La diplomatie belge demande également que l'espace politique congolais s'ouvre grâce à l'application des mesures convenues dans l'accord du 31 décembre 2016. "Nous suivrons attentivement la situation", a indiqué le SPF. Il ajoute qu'une nouvelle appréciation du calendrier interviendra "sur base d'une évaluation technique".

Actuellement, seul Washington a salué la proposition de calendrier électoral de la Céni.

La République démocratique du Congo est actuellement en proie à une profonde crise politique après les multiples reports du scrutin général (présidentiel, législatif et provincial) qui devait initialement avoir lieu fin 2016. Dimanche, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a annoncé que les élections auront lieu le 23 décembre 2018, ce qui a suscité un tollé au sein des partis d'opposition et des différents mouvements politiques. Le SPF Affaires étrangères, qui a pris note de l'annonce de la Céni, estime que c'est maintenant aux autorités congolaises de "prendre toutes les mesures nécessaires afin d'exécuter le calendrier et de parvenir à un processus fiable et consensuel". Mardi soir, le Rassemblement, mené par Felix Tshisekedi, le MLC de Jean-Pierre Bemba, actuellement détenu à La Haye, et l'UNC dirigé par Vital Kamerhe, ont diffusé un communiqué de presse commun dans lequel il qualifie le calendrier électoral proposé de violation de la Constitution. Ils ajoutent que l'agenda de la commission contrevient également à l'accord de la Saint-Sylvestre, qui stipulait que les élections devraient se tenir au plus tard fin 2017, bien que Joseph Kabila aurait dû abandonner la magistrature suprême dès la fin 2016 selon la Constitution. L'opposition appelle ainsi la population à se mobiliser. La diplomatie belge demande également que l'espace politique congolais s'ouvre grâce à l'application des mesures convenues dans l'accord du 31 décembre 2016. "Nous suivrons attentivement la situation", a indiqué le SPF. Il ajoute qu'une nouvelle appréciation du calendrier interviendra "sur base d'une évaluation technique". Actuellement, seul Washington a salué la proposition de calendrier électoral de la Céni.