La présidence de la République a dépensé 61,6 millions de dollars, pour des prévisions de dépenses plafonnées à 12,5 millions en 2018, année de l'élection présidentielle du 30 décembre qui a vu la victoire d'un candidat de l'opposition.

La Cour des comptes note "que la plupart de ces dépenses non prévues au budget sont des dépenses courantes qui ne participent pas aux efforts de développement du pays".

La Cour des comptes dénonce ainsi "le paiement des dépenses de personnel, l'achat des fournitures et petit matériel, pièces de rechange pour l'équipement, location immobilière".

Le FMI s'était récemment déclaré prêt à consentir rapidement des facilités de crédit pour sortir la RDC de sa "pauvreté généralisée".

Le FMI avait ajouté qu'il "est urgent d'accroître les recettes et de maîtriser et de rationaliser les dépenses afin de consolider la stabilité macroéconomique".

En 2018, les recettes ont connu un taux de réalisation de 88%, "ce qui n'est pas une performance", regrette la Cour des comptes dans son rapport.

Le Parlement doit adopter d'ici la fin de l'année un projet de budget d'un montant annoncé d'environ 10 milliards de dollars, le double de celui de l'année dernière.

Le nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi, veut notamment tenter de financer la gratuité de l'enseignement primaire, le grand défi qu'il a mis en oeuvre en septembre.

Pays parmi les plus pauvre du monde, l'État congolais n'a pas les moyens de financer ses hôpitaux, ni ses routes.