"C'est Kabila qui a plus de 65% (des ministères) dans ce gouvernement. Et même ceux qui se disent du Cach (Cap pour le changement, coalition du président Tshisekedi), ne pourront rien faire parce qu'on leurs a mis des doublons", a-t-il déploré devant la presse. "C'est Kabila qui continue, c'est un affront au peuple congolais (...) Donc, nous devons refaire la lutte pour chasser Kabila. Mais, Kabila partira et je vous le dit", a-t-il affirmé à l'issue d'une convention de son regroupement politique, "Dynamique de l'opposition". M. Fayulu revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre et accuse MM. Kabila et Tshisekedi d'avoir "fabriqué" des résultats à ses dépens avec la complicité de la Commission électorale et de la Cour constitutionnelle.

Son regroupement politique a d'ailleurs décidé de s'appeler "Dynamique pour la vérité des urnes (DVU)", estimant que le président Tshisekedi a été illégalement installé par l'ex-président Kabila, après ce "hold-up électoral". Le Premier ministre a présenté lundi un gouvernement de coalition Tshisekedi-Kabila. La majorité des 66 ministères reviennent à des partisans de Joseph Kabila (Justice, Défense, Finances, Mines). Certains ministères sont doublonnés (Affaires étrangères et Coopération internationale). Les partisans de M. Fayulu ont appelé à l'organisation de manifestations populaires comme au Soudan et en Algérie, en vue de "réhabiliter le choix du peuple qui avait voté à plus de 62%, le président élu Martin Fayulu". Les Etats-unis et la puissante Eglise catholique ont salué l'avènement de ce gouvernement.