Les codes de la société évoluent tout comme les carrières politiques. Charles Michel (41 ans), Premier ministre depuis 2014, est le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire de la Belgique. Justin Trudeau, Premier ministre canadien à seulement 45 ans. Aujourd'hui, on voit la France donner un mandat au plus jeune président de son histoire : Emmanuel Macron (39 ans).

Quel sera l'avenir de ces jeunes chefs d'État ? Resteront-ils actifs dans la politique jusqu'à la fin de leur carrière ?

Pierre Vercauteren, politologue à l'université catholique de Louvain, explique l'importance de faire la distinction entre les politiques les plus connus et ceux qui le sont moins :

"Quand il s'agit d'une fonction comme celle de la présidence de la république, de Premiers ministres en Grande-Bretagne, ou même de chancelier, les politiques font partie d'un cercle restreint de très hauts VIP de politique internationale. Selon les pays, la législation change pour la France ou les États-Unis par exemple, la loi prévoit une sorte de pension à vie avec des moyens qui sont assortis."

François Hollande, par exemple va toucher une rémunération de plus de 65.000 euros bruts par an en plus d'autres avantages (personnel de sécurité, chauffeur), au titre d'ancien chef d'État. Ce à quoi pourraient se greffer, entre autres, les indemnités d'ancien parlementaire et d'élu local ainsi que du personnel de sécurité. Au-delà de la question financière, on ne connaît pas encore précisément les projets de François Hollande pour le futur.

Barack Obama a terminé son second mandat à la Maison-Blanche à seulement 55 ans et même si lui aussi bénéficie d'une belle retraite, il affirme ne pas vouloir rester inactif. Il a déjà signé un contrat pour l'écriture de ses mémoires, tout comme sa femme. Ces deux livres présenteraient un contrat de 60 millions de dollars. Le couple affirme vouloir reverser la majorité de cette somme à des oeuvres humanitaires.

Les conférences

Il est arrivé à d'autres, comme Bill Clinton ou Margaret Thatcher, de gonfler leurs revenus "de retraités" en donnant des conférences, pour des montants considérables. Certains le faisaient à leur profit, d'autres pour financer une fondation, comme le pour la "Library Nixon" ou la "Fondation Carter", qui visait à promouvoir la démocratie et l'aide au développement humanitaire.Barack et Michelle Obama ont lancé, avec leur fondation, un projet de centre culturel en plein Chicago : Chicago : "Plus qu'une bibliothèque ou un musée, ce sera un centre vivant pour la citoyenneté", explique l'ex-président.

D'autres choisissent de revenir sur la scène politique après l'avoir quittée.

C'est le cas de Tony Blair, ancien premier ministre britannique, qui a annoncé la semaine dernière son retour dans l'arène politique. Il a expliqué lors d'un entretien à la pressebritannique revenir pour se "salir les mains" et lutter contre le Brexit. "Je sais que dès que je vais mettre la tête dehors, je vais me prendre un flot de critiques, mais cela me tient vraiment à coeur", a-t-il insisté. "Je ne veux pas me retrouver dans la situation où je n'aurais rien dit dans ce moment historique, car cela signifierait que je n'ai rien à faire de ce pays. Et ce n'est pas le cas".

Nicolas Sarkozy a également tenté de revenir sur les devants de la scène. Mais après sa défaite aux primaires, il semble vouloir quitter, pour de bon, la vie politique. Il est maintenant à la tête du conseil d'administration d'AccorHotels, premier opérateur hôtelier en France.

Et en Belgique...

En Belgique, on peut voir que certains anciens ministres essaient de se recaser à l'international. Comme Karel De Gucht qui après avoir été ministre des Affaires étrangères est devenu commissaire européen, tout comme Louis Michel. D'autres se sont fait nommer pour d'importantes fonctions, comme Philippe Maystadt, qui est devenu directeur général de la BEI (banque européenne d'investissement).

Certains reviennent dans la vie parlementaire après avoir été ministres, Laurette Onkelinx, par exemple, a été ministre pendant plus de 20 ans. Elle est maintenant parlementaire et chef de groupe du Parti socialiste de la Chambre.Il n'y a pas de protection particulière pour les ministres en Belgique, ils touchent juste la couverture parlementaire.

Pour les moins connus...

Pour les autres, la question du reclassement se pose, et parfois de manière soudaine, lorsqu'un mandat prend fin. Dans ce cas-là, il y a différentes possibilités : certains ont une fonction privée (bureau d'avocat ou autre), dans ce cas, ils peuvent se replonger dedans. D'autres viennent de la fonction publique et y retournent (par exemple dans l'enseignement). Mais il est vrai que parfois la sortie de la vie politique est brutale et dans ce cas, il y a un travail qui n'est pas simple à faire.

Président à 39 ans, que fera Emmanuel Macron après ?

Le politologue, Pierre Vercauteren répond : "Même s'il est élu pour deux mandats, il sort à 49 ans, c'est effectivement une question ouverte que lui seul peut résoudre, alors soit il peut prendre la voix classique prévue par la Constitution, il a les émoluments d'un ancien président et il est membre de droit du Conseil Constitutionnel ou bien il décide de faire autre chose, mais il a le choix."

La scène politique est pleine d'acteurs et d'actrices, qui sont susceptibles de voir le casting changer à chaque élection. De nouvelles têtes arrivent et d'autres sont contraints de sortir du plateau. Ils doivent alors s'adapter, se recaser, et parfois ils doivent même quitter la scène politique.

Les codes de la société évoluent tout comme les carrières politiques. Charles Michel (41 ans), Premier ministre depuis 2014, est le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire de la Belgique. Justin Trudeau, Premier ministre canadien à seulement 45 ans. Aujourd'hui, on voit la France donner un mandat au plus jeune président de son histoire : Emmanuel Macron (39 ans).Quel sera l'avenir de ces jeunes chefs d'État ? Resteront-ils actifs dans la politique jusqu'à la fin de leur carrière ? Pierre Vercauteren, politologue à l'université catholique de Louvain, explique l'importance de faire la distinction entre les politiques les plus connus et ceux qui le sont moins :"Quand il s'agit d'une fonction comme celle de la présidence de la république, de Premiers ministres en Grande-Bretagne, ou même de chancelier, les politiques font partie d'un cercle restreint de très hauts VIP de politique internationale. Selon les pays, la législation change pour la France ou les États-Unis par exemple, la loi prévoit une sorte de pension à vie avec des moyens qui sont assortis."François Hollande, par exemple va toucher une rémunération de plus de 65.000 euros bruts par an en plus d'autres avantages (personnel de sécurité, chauffeur), au titre d'ancien chef d'État. Ce à quoi pourraient se greffer, entre autres, les indemnités d'ancien parlementaire et d'élu local ainsi que du personnel de sécurité. Au-delà de la question financière, on ne connaît pas encore précisément les projets de François Hollande pour le futur.Barack Obama a terminé son second mandat à la Maison-Blanche à seulement 55 ans et même si lui aussi bénéficie d'une belle retraite, il affirme ne pas vouloir rester inactif. Il a déjà signé un contrat pour l'écriture de ses mémoires, tout comme sa femme. Ces deux livres présenteraient un contrat de 60 millions de dollars. Le couple affirme vouloir reverser la majorité de cette somme à des oeuvres humanitaires.Les conférencesIl est arrivé à d'autres, comme Bill Clinton ou Margaret Thatcher, de gonfler leurs revenus "de retraités" en donnant des conférences, pour des montants considérables. Certains le faisaient à leur profit, d'autres pour financer une fondation, comme le pour la "Library Nixon" ou la "Fondation Carter", qui visait à promouvoir la démocratie et l'aide au développement humanitaire.Barack et Michelle Obama ont lancé, avec leur fondation, un projet de centre culturel en plein Chicago : Chicago : "Plus qu'une bibliothèque ou un musée, ce sera un centre vivant pour la citoyenneté", explique l'ex-président.D'autres choisissent de revenir sur la scène politique après l'avoir quittée.C'est le cas de Tony Blair, ancien premier ministre britannique, qui a annoncé la semaine dernière son retour dans l'arène politique. Il a expliqué lors d'un entretien à la pressebritannique revenir pour se "salir les mains" et lutter contre le Brexit. "Je sais que dès que je vais mettre la tête dehors, je vais me prendre un flot de critiques, mais cela me tient vraiment à coeur", a-t-il insisté. "Je ne veux pas me retrouver dans la situation où je n'aurais rien dit dans ce moment historique, car cela signifierait que je n'ai rien à faire de ce pays. Et ce n'est pas le cas".Nicolas Sarkozy a également tenté de revenir sur les devants de la scène. Mais après sa défaite aux primaires, il semble vouloir quitter, pour de bon, la vie politique. Il est maintenant à la tête du conseil d'administration d'AccorHotels, premier opérateur hôtelier en France.Et en Belgique...En Belgique, on peut voir que certains anciens ministres essaient de se recaser à l'international. Comme Karel De Gucht qui après avoir été ministre des Affaires étrangères est devenu commissaire européen, tout comme Louis Michel. D'autres se sont fait nommer pour d'importantes fonctions, comme Philippe Maystadt, qui est devenu directeur général de la BEI (banque européenne d'investissement).Certains reviennent dans la vie parlementaire après avoir été ministres, Laurette Onkelinx, par exemple, a été ministre pendant plus de 20 ans. Elle est maintenant parlementaire et chef de groupe du Parti socialiste de la Chambre.Il n'y a pas de protection particulière pour les ministres en Belgique, ils touchent juste la couverture parlementaire.Pour les moins connus...Pour les autres, la question du reclassement se pose, et parfois de manière soudaine, lorsqu'un mandat prend fin. Dans ce cas-là, il y a différentes possibilités : certains ont une fonction privée (bureau d'avocat ou autre), dans ce cas, ils peuvent se replonger dedans. D'autres viennent de la fonction publique et y retournent (par exemple dans l'enseignement). Mais il est vrai que parfois la sortie de la vie politique est brutale et dans ce cas, il y a un travail qui n'est pas simple à faire.Président à 39 ans, que fera Emmanuel Macron après ?Le politologue, Pierre Vercauteren répond : "Même s'il est élu pour deux mandats, il sort à 49 ans, c'est effectivement une question ouverte que lui seul peut résoudre, alors soit il peut prendre la voix classique prévue par la Constitution, il a les émoluments d'un ancien président et il est membre de droit du Conseil Constitutionnel ou bien il décide de faire autre chose, mais il a le choix."La scène politique est pleine d'acteurs et d'actrices, qui sont susceptibles de voir le casting changer à chaque élection. De nouvelles têtes arrivent et d'autres sont contraints de sortir du plateau. Ils doivent alors s'adapter, se recaser, et parfois ils doivent même quitter la scène politique.