La nouvelle législation du gouvernement libéral restreint la liberté de manifestation et impose des sanctions aux organisateurs de rassemblements, un moyen pour le gouvernement d'endiguer la vague de mécontentement qui s'exprime tous les jours depuis sa décision d'augmenter le coût des frais d'inscriptions à l'université (de 1 700 à 3 000 euros sur cinq ans).

C'est "un des jours les plus sombres pour la démocratie québécoise", a asséné Pauline Marois, la chef du Parti québécois, principale formation d'opposition, après le vote de la "loi-matraque". Le gouvernement explique la mesure par la nécessité de réaliser des économies budgétaires et en relativise l'impact en rappelant que même après cette augmentation, le coût des études au Québec restera le plus bas du Canada et de l'Amérique du Nord.

Au nom de la défense d'un enseignement supérieur accessible à tous, les étudiants ont décidé de poursuivre leurs manifestations. Et en le transformant en un combat pour la liberté d'expression, leur combat pourrait bien rallier de nouveaux soutiens, au détriment de l'objectif recherché par le gouvernement.

G.P.

La nouvelle législation du gouvernement libéral restreint la liberté de manifestation et impose des sanctions aux organisateurs de rassemblements, un moyen pour le gouvernement d'endiguer la vague de mécontentement qui s'exprime tous les jours depuis sa décision d'augmenter le coût des frais d'inscriptions à l'université (de 1 700 à 3 000 euros sur cinq ans). C'est "un des jours les plus sombres pour la démocratie québécoise", a asséné Pauline Marois, la chef du Parti québécois, principale formation d'opposition, après le vote de la "loi-matraque". Le gouvernement explique la mesure par la nécessité de réaliser des économies budgétaires et en relativise l'impact en rappelant que même après cette augmentation, le coût des études au Québec restera le plus bas du Canada et de l'Amérique du Nord. Au nom de la défense d'un enseignement supérieur accessible à tous, les étudiants ont décidé de poursuivre leurs manifestations. Et en le transformant en un combat pour la liberté d'expression, leur combat pourrait bien rallier de nouveaux soutiens, au détriment de l'objectif recherché par le gouvernement. G.P.