L'année 2018 a été particulièrement meurtrière avec 80 journalistes tués, soit 63 journalistes professionnels (contre 55 en 2017), 13 journalistes non-professionnels (contre 7 en 2017) et 4 collaborateurs de presse, selon le décompte de RSF.

"En 2018, plus de la moitié des journalistes tués ont été sciemment visés et assassinés", affirme RSF, qui estime leur nombre à 49 (61% des décès). Deux assassinats ont été très médiatisés: ceux du Saoudien Jamal Khashoggi et du Slovaque Jan Kuciak.

L'Afghanistan et la Syrie restent les pays les plus meurtriers avec respectivement 15 et 11 journalistes morts assassinés ou dans l'exercice de leur fonction. Plus de la moitié des journalistes ont toutefois été tués dans des pays en paix, dont 9 au Mexique et 6 aux Etats-Unis, notamment en raison de la fusillade qui a visé la rédaction du Capitol Gazette à Annapolis, en juin dernier.

Le nombre de journalistes détenus est lui aussi en hausse: 348 contre 326 en 2017. Cinq pays détiennent à eux seuls plus de la moitié des journalistes emprisonnés: l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, la Turquie et la Chine, qui compte à elle seule 60 journalistes détenus.

RSF dénombre également 60 journalistes pris en otage, contre 54 l'an dernier. La quasi totalité d'entre eux (59) se trouvent au Moyen-Orient (Syrie, Irak et Yémen), le 60ème étant en Ukraine. Deux tiers d'entre eux sont détenus par le groupe terroriste Etat Islamique (24) ou par les rebelles yéménites Houthis (16).

Enfin, l'ONG a enregistré trois nouveaux cas de journalistes disparus: au Mexique, en Haïti et en Russie.

"Les violences contre les journalistes atteignent un niveau inédit cette année. Tous les voyants sont au rouge", conclut Christophe Deloire, directeur général de RSF. "La haine contre les journalistes proférée, voire même revendiquée, par des leaders politiques, religieux ou des businessmen sans scrupules a des conséquences dramatiques sur le terrain et se traduit par une hausse inquiétante des violations à l'égard des journalistes. Démultipliés par les réseaux sociaux, qui portent à cet égard une lourde responsabilité, ces sentiments haineux légitiment ces violences et affaiblissent le journalisme et, avec lui, la démocratie."

L'année 2018 a été particulièrement meurtrière avec 80 journalistes tués, soit 63 journalistes professionnels (contre 55 en 2017), 13 journalistes non-professionnels (contre 7 en 2017) et 4 collaborateurs de presse, selon le décompte de RSF. "En 2018, plus de la moitié des journalistes tués ont été sciemment visés et assassinés", affirme RSF, qui estime leur nombre à 49 (61% des décès). Deux assassinats ont été très médiatisés: ceux du Saoudien Jamal Khashoggi et du Slovaque Jan Kuciak. L'Afghanistan et la Syrie restent les pays les plus meurtriers avec respectivement 15 et 11 journalistes morts assassinés ou dans l'exercice de leur fonction. Plus de la moitié des journalistes ont toutefois été tués dans des pays en paix, dont 9 au Mexique et 6 aux Etats-Unis, notamment en raison de la fusillade qui a visé la rédaction du Capitol Gazette à Annapolis, en juin dernier. Le nombre de journalistes détenus est lui aussi en hausse: 348 contre 326 en 2017. Cinq pays détiennent à eux seuls plus de la moitié des journalistes emprisonnés: l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Egypte, la Turquie et la Chine, qui compte à elle seule 60 journalistes détenus. RSF dénombre également 60 journalistes pris en otage, contre 54 l'an dernier. La quasi totalité d'entre eux (59) se trouvent au Moyen-Orient (Syrie, Irak et Yémen), le 60ème étant en Ukraine. Deux tiers d'entre eux sont détenus par le groupe terroriste Etat Islamique (24) ou par les rebelles yéménites Houthis (16). Enfin, l'ONG a enregistré trois nouveaux cas de journalistes disparus: au Mexique, en Haïti et en Russie. "Les violences contre les journalistes atteignent un niveau inédit cette année. Tous les voyants sont au rouge", conclut Christophe Deloire, directeur général de RSF. "La haine contre les journalistes proférée, voire même revendiquée, par des leaders politiques, religieux ou des businessmen sans scrupules a des conséquences dramatiques sur le terrain et se traduit par une hausse inquiétante des violations à l'égard des journalistes. Démultipliés par les réseaux sociaux, qui portent à cet égard une lourde responsabilité, ces sentiments haineux légitiment ces violences et affaiblissent le journalisme et, avec lui, la démocratie."