L'attaque s'est produite dimanche dans la région de Danghara, à 150 kilomètres au sud de la capitale Douchanbé. Un groupe de sept cyclotouristes étrangers, dont un Français, a été fauché par une voiture dont le conducteur a ensuite pris la fuite.

Après avoir dans un premier temps évoqué la piste de l'accident, les autorités tadjikes ont annoncé lundi que les suspects "avaient des couteaux et des armes à feu" et qu'un des touristes avait reçu des blessures à l'arme blanche.

"Nous étudions toutes les pistes", y compris celle d'un vol, a indiqué aux journalistes le ministre tadjik de l'Intérieur, Ramazon Hamro Rahimzoda, sans évoquer explicitement la possibilité d'un acte terroriste.

Le ministre a précisé que les "institutions publiques ont été placées sous protection" pour "assurer la sécurité des citoyens et des touristes" suite à cette attaque.

Deux Américains, un Suisse et un Néerlandais ont été tués dans cette attaque, tandis qu'un autre Suisse et un autre Néerlandais ont été blessés. Le septième touriste, un Français qui se trouvait en queue de peloton, est sorti indemne et est interrogé par la police.

Selon plusieurs communiqués diffusés par la police, au moins quatre suspects ont été arrêtés et quatre autres tués lors d'opérations menées par la police pour retrouver les responsables de l'attaque.

L'un des suspects abattus par la police, un Tadjik de 21 ans, est le propriétaire présumé de la voiture qui a fauché les touristes.

- "Année du tourisme" -

Selon le ministre, l'un des deux touristes blessés l'a été par "un coup de couteau" et se trouve à l'hôpital dans un état "stable".

Un cyclotouriste belge, Nicolas Moerman, arrivé sur les lieux juste après l'attaque, a indiqué à la radio-TV publique flamande VRT avoir vu "plusieurs cyclistes sur le sol, certains complètement sous le choc".

"J'ai demandé ce qu'il s'était passé et la première chose que quelqu'un a dit, c'est qu'ils avaient été percutés par une voiture et que les gens qui en étaient sortis avaient commencé à les poignarder avec des couteaux", a-t-il déclaré.

Le Néerlandais tué, un homme de 56 ans, se trouvait avec sa compagne de 58 ans, également originaire des Pays-Bas. Celle-ci a été blessée et conduite à l'hôpital, selon le ministère néerlandais des Affaires étrangères.

L'attaque a eu lieu sur la partie la plus méridionale de la voie touristique M41, plus connue sous le nom de route du Pamir, qui relie le Kirghizstan, au nord, jusqu'à la frontière afghane, au sud du Tadjikistan.

Construite à l'époque soviétique, elle est prisée par les passionnés de cyclisme pour ses passages à haute altitude, avec des cols à plus de 4.500 mètres, et ses paysages désertiques.

Le Tadjikistan, petite ex-république soviétique d'Asie centrale à majorité musulmane et qui est la plus pauvre de l'ex-URSS, est dirigé d'une main de fer par le président Emomali Rakhmon depuis 1992.

Après avoir connu dans les années 1990 une sanglante guerre civile, les autorités tadjikes ont fait de la lutte contre l'intégrisme religieux une priorité, prenant en 2015 des mesures radicales telles que le rasage forcé des barbes, des restrictions pour le pèlerinage annuel à La Mecque et une campagne contre le port du hijab.

L'année 2018 a été déclarée "année du tourisme" au Tadjikistan et les agents de l'Etat avaient été avertis qu'ils seraient limogés et considérés comme "traîtres" s'ils exigaient des pots-de-vin de la part des touristes.

Le nombre de touristes a quadruplé dans les cinq premiers mois de l'année sur un an, selon le chef de l'Etat. En 2016, le Tadjikistan a introduit un système simplifié de visa électronique pour les citoyens de 80 pays.

Le tourisme y reste cependant relativement peu développé, avec 414.000 arrivées en 2015, selon les chiffres de la Banque mondiale.

L'attaque s'est produite dimanche dans la région de Danghara, à 150 kilomètres au sud de la capitale Douchanbé. Un groupe de sept cyclotouristes étrangers, dont un Français, a été fauché par une voiture dont le conducteur a ensuite pris la fuite.Après avoir dans un premier temps évoqué la piste de l'accident, les autorités tadjikes ont annoncé lundi que les suspects "avaient des couteaux et des armes à feu" et qu'un des touristes avait reçu des blessures à l'arme blanche."Nous étudions toutes les pistes", y compris celle d'un vol, a indiqué aux journalistes le ministre tadjik de l'Intérieur, Ramazon Hamro Rahimzoda, sans évoquer explicitement la possibilité d'un acte terroriste.Le ministre a précisé que les "institutions publiques ont été placées sous protection" pour "assurer la sécurité des citoyens et des touristes" suite à cette attaque.Deux Américains, un Suisse et un Néerlandais ont été tués dans cette attaque, tandis qu'un autre Suisse et un autre Néerlandais ont été blessés. Le septième touriste, un Français qui se trouvait en queue de peloton, est sorti indemne et est interrogé par la police.Selon plusieurs communiqués diffusés par la police, au moins quatre suspects ont été arrêtés et quatre autres tués lors d'opérations menées par la police pour retrouver les responsables de l'attaque.L'un des suspects abattus par la police, un Tadjik de 21 ans, est le propriétaire présumé de la voiture qui a fauché les touristes.Selon le ministre, l'un des deux touristes blessés l'a été par "un coup de couteau" et se trouve à l'hôpital dans un état "stable".Un cyclotouriste belge, Nicolas Moerman, arrivé sur les lieux juste après l'attaque, a indiqué à la radio-TV publique flamande VRT avoir vu "plusieurs cyclistes sur le sol, certains complètement sous le choc"."J'ai demandé ce qu'il s'était passé et la première chose que quelqu'un a dit, c'est qu'ils avaient été percutés par une voiture et que les gens qui en étaient sortis avaient commencé à les poignarder avec des couteaux", a-t-il déclaré.Le Néerlandais tué, un homme de 56 ans, se trouvait avec sa compagne de 58 ans, également originaire des Pays-Bas. Celle-ci a été blessée et conduite à l'hôpital, selon le ministère néerlandais des Affaires étrangères.L'attaque a eu lieu sur la partie la plus méridionale de la voie touristique M41, plus connue sous le nom de route du Pamir, qui relie le Kirghizstan, au nord, jusqu'à la frontière afghane, au sud du Tadjikistan.Construite à l'époque soviétique, elle est prisée par les passionnés de cyclisme pour ses passages à haute altitude, avec des cols à plus de 4.500 mètres, et ses paysages désertiques.Le Tadjikistan, petite ex-république soviétique d'Asie centrale à majorité musulmane et qui est la plus pauvre de l'ex-URSS, est dirigé d'une main de fer par le président Emomali Rakhmon depuis 1992.Après avoir connu dans les années 1990 une sanglante guerre civile, les autorités tadjikes ont fait de la lutte contre l'intégrisme religieux une priorité, prenant en 2015 des mesures radicales telles que le rasage forcé des barbes, des restrictions pour le pèlerinage annuel à La Mecque et une campagne contre le port du hijab. L'année 2018 a été déclarée "année du tourisme" au Tadjikistan et les agents de l'Etat avaient été avertis qu'ils seraient limogés et considérés comme "traîtres" s'ils exigaient des pots-de-vin de la part des touristes.Le nombre de touristes a quadruplé dans les cinq premiers mois de l'année sur un an, selon le chef de l'Etat. En 2016, le Tadjikistan a introduit un système simplifié de visa électronique pour les citoyens de 80 pays.Le tourisme y reste cependant relativement peu développé, avec 414.000 arrivées en 2015, selon les chiffres de la Banque mondiale.