"Je ne suivrai pas le rythme qui plaît aux médias. Il faudra vous habituer!" prévenait d'un ton professoral le candidat Emmanuel Macron, fin avril, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Lors de la campagne, il avait même accusé l'ancien président, François Hollande, d'une "trop grande proximité" avec les journalistes.

Aujourd'hui, à l'orée de la rentrée, et au plus bas dans les sondages (40 % d'opinion favorable, soit 22 points de moins qu'après son élection), il est contraint de revoir sa copie s'il ne veut pas vivre la même débâcle que François Hollande, le président le plus impopulaire de la cinquième République. Il se montre donc désormais plus conciliant avec les médias qu'il accusait lui-même quelques mois plus tôt d'imposer leurs "dictats".

Pour tenter d'arrêter l'hémorragie, il vient donc de changer radicalement sa stratégie de communication. Alors qu'il était jusqu'ici avare de commentaires à la presse durant ses déplacements, qu'il refusait de parler de politique Intérieure à l'étranger et qu'il critiquait la pratique du "off", il a annoncé l'organisation d'une ou deux conférences de presse mensuelles. Il commence également à répondre sporadiquement aux questions des journalistes pendant ses bains de foule et il a invité trois journalistes à bord de l'avion présidentiel lors d'un déplacement.

"Je ne suivrai pas le rythme qui plaît aux médias. Il faudra vous habituer!" prévenait d'un ton professoral le candidat Emmanuel Macron, fin avril, au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle. Lors de la campagne, il avait même accusé l'ancien président, François Hollande, d'une "trop grande proximité" avec les journalistes. Aujourd'hui, à l'orée de la rentrée, et au plus bas dans les sondages (40 % d'opinion favorable, soit 22 points de moins qu'après son élection), il est contraint de revoir sa copie s'il ne veut pas vivre la même débâcle que François Hollande, le président le plus impopulaire de la cinquième République. Il se montre donc désormais plus conciliant avec les médias qu'il accusait lui-même quelques mois plus tôt d'imposer leurs "dictats". Pour tenter d'arrêter l'hémorragie, il vient donc de changer radicalement sa stratégie de communication. Alors qu'il était jusqu'ici avare de commentaires à la presse durant ses déplacements, qu'il refusait de parler de politique Intérieure à l'étranger et qu'il critiquait la pratique du "off", il a annoncé l'organisation d'une ou deux conférences de presse mensuelles. Il commence également à répondre sporadiquement aux questions des journalistes pendant ses bains de foule et il a invité trois journalistes à bord de l'avion présidentiel lors d'un déplacement.