86 jours après, le cap du demi-million de cas officiellement déclarés est franchi. 3 milliards d'habitants sont confinés, les morgues débordent en Espagne et en Italie, les rues de New-York sont désertes, l'économie mondiale est à terre, tout comme les avions qui ont contribué à propager le virus aux quatre coins du globe.

Chaque jour, scientifiques et épidémiologistes scrutent l'évolution exponentielle de la pandémie.

Que disent les chiffres ?

Sur les six derniers jours, autant de nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués dans le monde que lors des 80 jours précédents.

Au moins 505.587 cas d'infection, parmi lesquels 23.293 décès, ont été détectés dans 182 pays et territoires depuis le début de la pandémie fin décembre, notamment en Chine (81.285 cas, dont 3.287 morts), où le Covid-19 est apparu, et en Italie, pays le plus durement touché en nombre de morts (8.165, pour 80.539 cas).

Ce nombre de cas officiellement diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction de celui réel des contaminations. Un grand nombre de pays ne teste plus que les cas les plus graves, et ces tests manquent dans de nombreuses parties du monde.

Un patient est pris en charge dans un hopital français. © reuters

Les scientifiques estiment en outre qu'une large part des cas sont asymptomatiques et ne sont pas détectés, contribuant ainsi à la diffusion de la pandémie.

Avec 274.955 cas recensés dont 15.999 décès, l'Europe est aujourd'hui le principal foyer de la pandémie et comptabilise à elle seule plus de la moitié des cas déclarés dans le monde. Alors qu'on comptait encore moins de 10.000 cas le 7 mars, le nombre de malades a plus que doublé ces 6 derniers jours, passant de 122.707 cas le 20 mars à plus de 270.000.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) note cependant des "signes encourageants" en Europe. Ainsi, l'augmentation du nombre de cas en Italie semble ralentir "mais il est encore trop tôt pour dire que la pandémie a atteint son apogée dans ce pays", selon l'OMS.

Ralentissement en Asie

L'Asie, foyer initial de la contagion avec les premiers cas observés en Chine en décembre dernier, compte aujourd'hui 101.123 cas (pour 3.646 décès). Après une hausse exponentielle du nombre de malades en février, l'Asie observe désormais un ralentissement de son nombre de nouveaux cas: moins de 7.000 nouvelles contaminations ont été enregistrées ces six derniers jours.

Les Etats-Unis et le Canada comptent 78.642 cas pour 1.106 décès, le Moyen-Orient 35.618 cas (2.291 décès), l'Amérique latine et les Caraïbes 8.935 cas (150 décès), l'Afrique 3.203 cas (87 décès) et l'Océanie 3.111 cas (14 décès). Mais très peu de tests sont réalisés dans certaines régions, comme en Afrique.

Les Etats-Unis sont le pays où la pandémie progresse le plus rapidement, avec 75.233 cas officiellement diagnostiqués à ce jour. Depuis une semaine, les autorités sanitaires du pays ont recensés 64.533 nouveaux cas et le nombre total de personnes contaminées a quasiment doublé en seulement trois jours (41.511 au 23 mars). Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier décès le 1er mars, en comptent désormais 1.070 au 26 mars.

L'Italie et l'Espagne durement frappés

Parmi les 505.587 cas officiellement recensés dans le monde, on compte 23.293 décès, un chiffre qui a plus que doublé depuis le 20 mars. On enregistre désormais plus de 2.000 décès quotidiens dans le monde.

Avec respectivement 8.165 et 4.089 décès sur leur sol, l'Italie et l'Espagne concentrent la majorité des décès. En Italie, depuis le 20 mars au moins 600 décès sont annoncés chaque jour.

C'est le 21 mars que le pays a été le plus durement touché, avec 793 morts sur une seule journée.

Les pays les plus touchés après l'Italie et l'Espagne sont la Chine, où l'épidémie a fortement ralenti (3.287 décès au total, 39 ces six derniers jours), l'Iran (2.234), la France (1.696) et les Etats-Unis (1.070).

Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l'AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré que la pandémie menaçait "l'humanité entière".

86 jours après, le cap du demi-million de cas officiellement déclarés est franchi. 3 milliards d'habitants sont confinés, les morgues débordent en Espagne et en Italie, les rues de New-York sont désertes, l'économie mondiale est à terre, tout comme les avions qui ont contribué à propager le virus aux quatre coins du globe.Chaque jour, scientifiques et épidémiologistes scrutent l'évolution exponentielle de la pandémie. Que disent les chiffres ?Sur les six derniers jours, autant de nouveaux cas de Covid-19 ont été diagnostiqués dans le monde que lors des 80 jours précédents.Au moins 505.587 cas d'infection, parmi lesquels 23.293 décès, ont été détectés dans 182 pays et territoires depuis le début de la pandémie fin décembre, notamment en Chine (81.285 cas, dont 3.287 morts), où le Covid-19 est apparu, et en Italie, pays le plus durement touché en nombre de morts (8.165, pour 80.539 cas).Ce nombre de cas officiellement diagnostiqués ne reflète toutefois qu'une fraction de celui réel des contaminations. Un grand nombre de pays ne teste plus que les cas les plus graves, et ces tests manquent dans de nombreuses parties du monde.Les scientifiques estiment en outre qu'une large part des cas sont asymptomatiques et ne sont pas détectés, contribuant ainsi à la diffusion de la pandémie.Avec 274.955 cas recensés dont 15.999 décès, l'Europe est aujourd'hui le principal foyer de la pandémie et comptabilise à elle seule plus de la moitié des cas déclarés dans le monde. Alors qu'on comptait encore moins de 10.000 cas le 7 mars, le nombre de malades a plus que doublé ces 6 derniers jours, passant de 122.707 cas le 20 mars à plus de 270.000.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) note cependant des "signes encourageants" en Europe. Ainsi, l'augmentation du nombre de cas en Italie semble ralentir "mais il est encore trop tôt pour dire que la pandémie a atteint son apogée dans ce pays", selon l'OMS. Ralentissement en AsieL'Asie, foyer initial de la contagion avec les premiers cas observés en Chine en décembre dernier, compte aujourd'hui 101.123 cas (pour 3.646 décès). Après une hausse exponentielle du nombre de malades en février, l'Asie observe désormais un ralentissement de son nombre de nouveaux cas: moins de 7.000 nouvelles contaminations ont été enregistrées ces six derniers jours.Les Etats-Unis et le Canada comptent 78.642 cas pour 1.106 décès, le Moyen-Orient 35.618 cas (2.291 décès), l'Amérique latine et les Caraïbes 8.935 cas (150 décès), l'Afrique 3.203 cas (87 décès) et l'Océanie 3.111 cas (14 décès). Mais très peu de tests sont réalisés dans certaines régions, comme en Afrique.Les Etats-Unis sont le pays où la pandémie progresse le plus rapidement, avec 75.233 cas officiellement diagnostiqués à ce jour. Depuis une semaine, les autorités sanitaires du pays ont recensés 64.533 nouveaux cas et le nombre total de personnes contaminées a quasiment doublé en seulement trois jours (41.511 au 23 mars). Les Etats-Unis, qui ont recensé leur premier décès le 1er mars, en comptent désormais 1.070 au 26 mars.L'Italie et l'Espagne durement frappés Parmi les 505.587 cas officiellement recensés dans le monde, on compte 23.293 décès, un chiffre qui a plus que doublé depuis le 20 mars. On enregistre désormais plus de 2.000 décès quotidiens dans le monde. Avec respectivement 8.165 et 4.089 décès sur leur sol, l'Italie et l'Espagne concentrent la majorité des décès. En Italie, depuis le 20 mars au moins 600 décès sont annoncés chaque jour.C'est le 21 mars que le pays a été le plus durement touché, avec 793 morts sur une seule journée.Les pays les plus touchés après l'Italie et l'Espagne sont la Chine, où l'épidémie a fortement ralenti (3.287 décès au total, 39 ces six derniers jours), l'Iran (2.234), la France (1.696) et les Etats-Unis (1.070).Ce bilan a été réalisé à partir de données collectées par les bureaux de l'AFP auprès des autorités nationales compétentes et des informations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré que la pandémie menaçait "l'humanité entière".