"Les Nations unies au Brésil expriment leur profonde inquiétude face au pétrole (qui touche) le littoral de neuf Etats du nord-est depuis le mois d'août, et regrette les dégâts incalculables pour les écosystèmes marins et terrestres, ainsi que dans la vie des populations locales", a déclaré l'antenne brésilienne de l'ONU dans un communiqué.

L'organisation internationale rappelle que la marée noire a déjà touché "près d'un quart" des 7.000 km de littoral atlantique du Brésil, "avec de graves conséquences pour l'environnement et la sécurité des populations".

Le texte souligne également "l'importance de l'utilisation d'équipements de sécurité" pour les bénévoles qui participent aux opérations de nettoyage des plages.

L'ONU "se met à disposition pour collaborer avec les autorités et la société civile pour identifier l'origine" de la marée noire et trouver "des solution alternatives pour en limiter les conséquences".

Plus de 1.000 tonnes de résidus d'hydrocarbure ont été recueillis, selon la Marine.

Dans tout le nord-est brésilien, région pauvre qui dépend grandement du tourisme, des milliers de personnes ont décidé de venir d'elles-mêmes ramasser le pétrole, la plupart du temps sans disposer du matériel de protection nécessaire.

Le ministre de la Défense Fernando Azevedo e Silva a reconnu qu'il était impossible de déterminer combien de temps allait encore durer l'écoulement de pétrole qui souille de nouvelles plages chaque jour depuis fin août.

"Nous n'avons aucune notion de durée, notre objectif est de limiter les dégâts et de renforcer la surveillance maritime et aérienne", a-t-il déclaré, niant que le gouvernement ait mis trop longtemps à réagir.

Une enquête du journal O Globo a pourtant montré que les autorités avaient attendu 41 jours pour finalement mettre en place le plan national d'urgence prévu pour ce genre de situation.

Les causes de la marée noire sont toujours inconnues, tout comme le lieu d'où s'écoule le pétrole, d'origine vénézuélienne, ce qui rend beaucoup plus difficile toute opération de prévention pour empêcher qu'il n'arrive sur les plages.