Les deux présidents ont pris place face à face autour d'une table ronde, dans un salon du palais parisien de l'Élysée peu après 16H00 (15H00 GMT), aux côtés du président français Emmanuel Macron et de la chancelière allemande Angela Merkel dans le cadre d'un sommet dit "Normandie".

Ce dernier a été interrompu en fin d'après-midi le temps que MM. Poutine et Zelensky puissent se voir en rencontre bilatérale pour la toute première fois depuis l'élection de ce dernier.

"La rencontre est en cours", déclarait peu avant 19H00 GMT la porte-parole de M. Zelensky, Ioulia Mendel. Cette rencontre pourrait notamment aborder le différent gazier entre les deux pays.

Après trois ans de paralysie des négociations pour tenter de mettre fin à la guerre dans l'est de l'Ukraine, la rencontre entre le maître du Kremlin, rompu aux rapports de force internationaux, et le jeune président ukrainien, un ancien comédien arrivé au pouvoir en mai, était très attendue.

Les quatre dirigeants sont arrivés assez détendus au sommet, a constaté un journaliste de l'AFP, qui s'est ouvert après une première série de rencontres bilatérales entre dirigeants.

Volodymyr Zelensky, élu en avril sur la promesse de mettre fin au conflit dans l'est pro-russe de l'Ukraine, a même fait un V de la main en arrivant au palais présidentiel français en début d'après-midi.

La guerre entre Kiev et les séparatistes pro-russes a fait plus de 13.000 morts dans le Donbass, bastion industriel de l'Est ukrainien, et un million de déplacés depuis 2014.

Ces sommets au format "Normandie", en référence à la région française où les dirigeants des quatre pays s'étaient retrouvés pour la première fois en 2014, ne s'étaient plus tenus depuis 2016.

Une conférence de presse des quatre dirigeants est prévue dans la soirée.

Poser des jalons

L'Occident et l'Ukraine accusent Moscou de financer et d'armer les rebelles, ce que la Russie nie, affirmant jouer un rôle politico-humanitaire pour protéger les populations locales russophones.

Les combats ont fortement baissé en intensité depuis les accords de Minsk en 2015. Mais 80.000 hommes continuent de se faire face de part et d'autre d'une ligne de front qui s'étire sur 500 kilomètres. Chaque mois, des morts sont à déplorer dans des accrochages ou l'explosion de mines.

Si la paix n'est pas encore au rendez-vous, Emmanuel Macron et Angela Merkel - la seule à avoir participé à tous les sommets "Normandie" avec Vladimir Poutine - espèrent poser des jalons dans cette direction.

"Nous avons besoin de la consolidation du cessez-le-feu, du déminage le long de la ligne de contact, de définir de nouvelles zones de désengagement (des combattants), de prévoir de nouveaux échanges de prisonniers", a-t-on détaillé à l'Élysée. Pour Emmanuel Macron, dont l'appel au rapprochement de l'UE et de la Russie n'a pas toujours été bien perçu par ses homologues européens, ce sommet constituera aussi un test de la bonne volonté du président Poutine.

Depuis le changement de président en Ukraine, une certaine détente se fait sentir. Un échange de 70 prisonniers a pu avoir lieu en septembre. Les troupes belligérantes ont reculé dans trois petits secteurs de la ligne de front et des navires de guerre ukrainiens saisis par la Russie ont été rendus.

Zelensky sous pression

Mais M. Zelensky, novice en politique, est aussi sous la pression de son opinion, qui redoute de le voir faire trop de concessions face à Vladimir Poutine et à Emmanuel Macron. Le président français, confronté à une vague de grèves pour sa réforme des retraites, entend faire de ce sommet un succès.

"Je refuse que nous soyons le plat que se passent les gros +patrons+, je veux que nous soyons à la table (des négociations) au même niveau que les autres!", a assuré Volodymyr Zelensky à ses concitoyens.

Le président ukrainien a posé plusieurs conditions à la tenue d'élections locales dans le Donbass, étape clé du processus de paix, autour de laquelle se cristallisent beaucoup d'inquiétudes.

Il réclame le démantèlement préalable de tous les groupes armés "illégaux" - comprendre les séparatistes pro-russes et leurs parrains russes - et le retour de la frontière entre cette région de l'est de l'Ukraine et la Russie sous contrôle ukrainien.

Vladimir Poutine, arrivé en position de force à Paris, s'est montré plus circonspect sur ses intentions.

Mais les concessions ne peuvent venir de M. Zelensky seul, insiste Berlin. "Si l'on veut progresser, la Russie doit aussi faire un geste", a prévenu le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.

Les deux présidents ont pris place face à face autour d'une table ronde, dans un salon du palais parisien de l'Élysée peu après 16H00 (15H00 GMT), aux côtés du président français Emmanuel Macron et de la chancelière allemande Angela Merkel dans le cadre d'un sommet dit "Normandie".Ce dernier a été interrompu en fin d'après-midi le temps que MM. Poutine et Zelensky puissent se voir en rencontre bilatérale pour la toute première fois depuis l'élection de ce dernier."La rencontre est en cours", déclarait peu avant 19H00 GMT la porte-parole de M. Zelensky, Ioulia Mendel. Cette rencontre pourrait notamment aborder le différent gazier entre les deux pays.Après trois ans de paralysie des négociations pour tenter de mettre fin à la guerre dans l'est de l'Ukraine, la rencontre entre le maître du Kremlin, rompu aux rapports de force internationaux, et le jeune président ukrainien, un ancien comédien arrivé au pouvoir en mai, était très attendue. Les quatre dirigeants sont arrivés assez détendus au sommet, a constaté un journaliste de l'AFP, qui s'est ouvert après une première série de rencontres bilatérales entre dirigeants.Volodymyr Zelensky, élu en avril sur la promesse de mettre fin au conflit dans l'est pro-russe de l'Ukraine, a même fait un V de la main en arrivant au palais présidentiel français en début d'après-midi.La guerre entre Kiev et les séparatistes pro-russes a fait plus de 13.000 morts dans le Donbass, bastion industriel de l'Est ukrainien, et un million de déplacés depuis 2014.Ces sommets au format "Normandie", en référence à la région française où les dirigeants des quatre pays s'étaient retrouvés pour la première fois en 2014, ne s'étaient plus tenus depuis 2016.Une conférence de presse des quatre dirigeants est prévue dans la soirée.L'Occident et l'Ukraine accusent Moscou de financer et d'armer les rebelles, ce que la Russie nie, affirmant jouer un rôle politico-humanitaire pour protéger les populations locales russophones.Les combats ont fortement baissé en intensité depuis les accords de Minsk en 2015. Mais 80.000 hommes continuent de se faire face de part et d'autre d'une ligne de front qui s'étire sur 500 kilomètres. Chaque mois, des morts sont à déplorer dans des accrochages ou l'explosion de mines.Si la paix n'est pas encore au rendez-vous, Emmanuel Macron et Angela Merkel - la seule à avoir participé à tous les sommets "Normandie" avec Vladimir Poutine - espèrent poser des jalons dans cette direction."Nous avons besoin de la consolidation du cessez-le-feu, du déminage le long de la ligne de contact, de définir de nouvelles zones de désengagement (des combattants), de prévoir de nouveaux échanges de prisonniers", a-t-on détaillé à l'Élysée. Pour Emmanuel Macron, dont l'appel au rapprochement de l'UE et de la Russie n'a pas toujours été bien perçu par ses homologues européens, ce sommet constituera aussi un test de la bonne volonté du président Poutine.Depuis le changement de président en Ukraine, une certaine détente se fait sentir. Un échange de 70 prisonniers a pu avoir lieu en septembre. Les troupes belligérantes ont reculé dans trois petits secteurs de la ligne de front et des navires de guerre ukrainiens saisis par la Russie ont été rendus.Mais M. Zelensky, novice en politique, est aussi sous la pression de son opinion, qui redoute de le voir faire trop de concessions face à Vladimir Poutine et à Emmanuel Macron. Le président français, confronté à une vague de grèves pour sa réforme des retraites, entend faire de ce sommet un succès."Je refuse que nous soyons le plat que se passent les gros +patrons+, je veux que nous soyons à la table (des négociations) au même niveau que les autres!", a assuré Volodymyr Zelensky à ses concitoyens. Le président ukrainien a posé plusieurs conditions à la tenue d'élections locales dans le Donbass, étape clé du processus de paix, autour de laquelle se cristallisent beaucoup d'inquiétudes.Il réclame le démantèlement préalable de tous les groupes armés "illégaux" - comprendre les séparatistes pro-russes et leurs parrains russes - et le retour de la frontière entre cette région de l'est de l'Ukraine et la Russie sous contrôle ukrainien.Vladimir Poutine, arrivé en position de force à Paris, s'est montré plus circonspect sur ses intentions.Mais les concessions ne peuvent venir de M. Zelensky seul, insiste Berlin. "Si l'on veut progresser, la Russie doit aussi faire un geste", a prévenu le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.