"Etant donné la situation de plus en plus difficile au ministère de la Défense, j'ai pris la décision de libérer de ses fonctions le ministre de la Défense Serdioukov, afin d'établir les conditions d'une enquête objective", a déclaré le président russe, selon des images de la télévision russe.

M. Serdioukov, en poste depuis 2007, est remplacé par Sergueï Choïgou, ancien ministre des Situations d'urgence nommé au début de l'année gouverneur de la région de Moscou, a indiqué M. Poutine, en présence de ce dernier. Ce limogeage intervient alors que le ministère de la Défense est au coeur d'un important scandale.

Fin octobre, plusieurs enquêtes ont été ouvertes à l'encontre d'une société contrôlée par le ministère, Oboronservis, pour fraude lors de la vente de biens immobiliers, de terrains et d'actions lui appartenant.

Selon le comité d'enquête russe, certains responsables du ministère choisissaient les biens immobiliers les plus prestigieux gérés par la société. Ils y investissaient d'énormes sommes provenant du budget russe, puis les revendaient via des entreprises affiliées à Oboronservis à des prix inférieurs à ceux du marché.

Selon de premières informations, le préjudice occasionné par la seule vente de huit biens immobiliers s'établit à trois milliards de roubles (74 millions d'euros), avait indiqué le Comité.

Le Vif.be, avec Belga

"Etant donné la situation de plus en plus difficile au ministère de la Défense, j'ai pris la décision de libérer de ses fonctions le ministre de la Défense Serdioukov, afin d'établir les conditions d'une enquête objective", a déclaré le président russe, selon des images de la télévision russe. M. Serdioukov, en poste depuis 2007, est remplacé par Sergueï Choïgou, ancien ministre des Situations d'urgence nommé au début de l'année gouverneur de la région de Moscou, a indiqué M. Poutine, en présence de ce dernier. Ce limogeage intervient alors que le ministère de la Défense est au coeur d'un important scandale. Fin octobre, plusieurs enquêtes ont été ouvertes à l'encontre d'une société contrôlée par le ministère, Oboronservis, pour fraude lors de la vente de biens immobiliers, de terrains et d'actions lui appartenant. Selon le comité d'enquête russe, certains responsables du ministère choisissaient les biens immobiliers les plus prestigieux gérés par la société. Ils y investissaient d'énormes sommes provenant du budget russe, puis les revendaient via des entreprises affiliées à Oboronservis à des prix inférieurs à ceux du marché. Selon de premières informations, le préjudice occasionné par la seule vente de huit biens immobiliers s'établit à trois milliards de roubles (74 millions d'euros), avait indiqué le Comité. Le Vif.be, avec Belga