Dès leur arrivée au poste frontière, les voyageurs auront la possibilité de faire enregistrer leurs empreintes. Il leur suffira ensuite de poser le doigt sur un appareil chez le commerçant et, si l'empreinte digitale correspond bien à celle encodée, la transaction sera aussitôt validée.
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Dès leur arrivée au poste frontière, les voyageurs auront la possibilité de faire enregistrer leurs empreintes. Il leur suffira ensuite de poser le doigt sur un appareil chez le commerçant et, si l'empreinte digitale correspond bien à celle encodée, la transaction sera aussitôt validée. Plusieurs arguments sont avancés en faveur de cette solution : les paiements seront plus rapides et éviteront aux touristes de présenter leur passeport lorsqu'ils réservent, par exemple, dans les hôtels. Le niveau de sécurité des transactions et la lutte contre la fraude seraient aussi renforcés. Le dispositif a été testé dans plus de 300 magasins, hôtels, restaurants et lieux touristiques. S'il était déjà possible de payer avec des cartes sans contact ou d'utiliser son smartphone pour s'authentifier sur un terminal de paiement électronique, l'année 2016 a marqué un tournant important pour la biométrie : empreintes digitales, reconnaissance oculaire ou vocale peuvent désormais être utilisées dans les services financiers. Les utilisateurs d'iPhone peuvent, par exemple, confirmer leurs paiements et leurs transactions d'un simple glissement de doigt sur le scanner Touch ID, intégré dans le bouton " Home ". Samsung Pay et Android Pay ont également lancé ce type d'option. Mais de nombreux déploiements sont à venir. Mastercard vient, par exemple, de lancer son application d'authentification Identity Check Mobile. Une solution qui permet d'utiliser la reconnaissance faciale pour la vente à distance dans douze pays européens, dont la Belgique. Pour payer ses achats en ligne, il suffit de poser le doigt sur le scanner d'empreintes digitales de son smartphone ou, mieux encore, d'effectuer un selfie. Courant 2017, la fonctionnalité pourra être intégrée directement dans les applications mobiles des banques. De quoi envoyer les cartes bancaires et leurs sempiternels codes de sécurité au rebut ? Pas si sûr. Car si le smartphone est de plus en plus considéré comme un terminal de confiance - près de 41 % des transactions dans le monde sont déjà effectuées par mobile - la vigilance reste de vigueur. La biométrie seule n'est pas suffisante. Elle offre un bon niveau de sécurité, mais n'est pas exempte de failles. Notamment à cause de la vulnérabilité du matériel. A l'heure où les malwares se multiplient sur mobile et parviennent même à s'infiltrer à travers de simples photos, la biométrie sur smartphone pourrait déjà être dépassée. Par Dorian Peck.