Dans quatre jours aura lieu le premier tour de l'élection présidentielle, et Marine Le Pen est sur tous les tableaux. Après un meeting à Perpignan samedi, la candidate frontiste s'est rendue au Zenith de Paris le lundi 17 avril pour une nouvelle rencontre avec ses partisans. Mais qui sont ces électeurs, désireux de voir la candidate sur le siège de l'Elysée ? Mais surtout, quelles sont leurs motivations ? C'est ce qu'a tenté d'expliquer le JDD en sondant un échantillon de 966 personnes ayant déjà voté pour le Front National. Retour sur les principaux enseignements de l'enquête.

- Une adhésion plus forte aux idées du parti

Même si la tendance est en baisse par rapport à une précédente enquête de 1997, 60 % des électeurs du parti révèlent encore voter par rejet des autres partis, contre 84 % à l'époque de Jean-Marie Le Pen. Néanmoins, les partisans adhèrent aujourd'hui, pour 40 % d'entre eux, aux idées de sa fille.

Ainsi, 34% déclarent, selon le JDD, "adhérer aux idées et solutions sur l'immigration et l'intégration" proposées par le FN. Néanmoins, la majeure partie des personnes, à hauteur de 43 %, désire plutôt "exprimer leur mécontentement à l'égard des autres partis politiques". Un vote majoritairement de colère.

- Des valeurs qui se distinguent

Non, la personnalité de la candidate Le Pen n'est pas la raison évoquée quand il est demandé aux sondés frontistes de déterminer ce "qui compte le plus" dans leur vote. La majorité mentionne le programme présenté par le parti (45 %), et ils sont 30 % à préférer les valeurs qui sont prônées par celui-ci.

Ainsi, pour plusieurs sujets, l'Ifop a comparé l'opinion des électeurs FN avec celui des autres français. Plusieurs avis se distinguent, parfois très nettement. C'est le cas de la peine de mort, que 74 % des frontistes voudraient rétablir, contre 34 % des personnes n'ayant jamais voté FN. Seuls 37 % affirment ensuite que "la France est plus forte grâce à son appartenance à l'Union européenne" (contre 71 %), 63 % considèrent qu'il y a "trop de libertés" en France (contre 34 %), 84 % trouvent d'ailleurs qu' "ils ne se sentent plus en sécurité nulle part" (contre 50 %) et 92 % estiment que "la justice est trop laxiste" (contre 70 %).

- Un parti capable de gouverner l'Etat français

Pour 80 % de ses électeurs, il n'y a pas de doute, le FN est "capable de gouverner la France". Une augmentation de 33 % depuis 1997 ! Ainsi, 71 % pense que le FN est capable de "résoudre le problème du chômage" et d'avoir "une vision d'avenir pour la France" (81 %). 84 % des électeurs trouvent par ailleurs le parti "proche des préoccupations" du peuple.

Pour son porte-drapeau, Marine Le Pen, ils ne sont que 57 % d'électeurs passés ou actuels du FN à la trouver "proche des gens", et seulement 23 % de l'ensemble des Français. Quant à sa sincérité, elle n'atteint que 51 % des jugements positifs contre 22 %.

Dans quatre jours aura lieu le premier tour de l'élection présidentielle, et Marine Le Pen est sur tous les tableaux. Après un meeting à Perpignan samedi, la candidate frontiste s'est rendue au Zenith de Paris le lundi 17 avril pour une nouvelle rencontre avec ses partisans. Mais qui sont ces électeurs, désireux de voir la candidate sur le siège de l'Elysée ? Mais surtout, quelles sont leurs motivations ? C'est ce qu'a tenté d'expliquer le JDD en sondant un échantillon de 966 personnes ayant déjà voté pour le Front National. Retour sur les principaux enseignements de l'enquête.Même si la tendance est en baisse par rapport à une précédente enquête de 1997, 60 % des électeurs du parti révèlent encore voter par rejet des autres partis, contre 84 % à l'époque de Jean-Marie Le Pen. Néanmoins, les partisans adhèrent aujourd'hui, pour 40 % d'entre eux, aux idées de sa fille.Ainsi, 34% déclarent, selon le JDD, "adhérer aux idées et solutions sur l'immigration et l'intégration" proposées par le FN. Néanmoins, la majeure partie des personnes, à hauteur de 43 %, désire plutôt "exprimer leur mécontentement à l'égard des autres partis politiques". Un vote majoritairement de colère.Non, la personnalité de la candidate Le Pen n'est pas la raison évoquée quand il est demandé aux sondés frontistes de déterminer ce "qui compte le plus" dans leur vote. La majorité mentionne le programme présenté par le parti (45 %), et ils sont 30 % à préférer les valeurs qui sont prônées par celui-ci.Ainsi, pour plusieurs sujets, l'Ifop a comparé l'opinion des électeurs FN avec celui des autres français. Plusieurs avis se distinguent, parfois très nettement. C'est le cas de la peine de mort, que 74 % des frontistes voudraient rétablir, contre 34 % des personnes n'ayant jamais voté FN. Seuls 37 % affirment ensuite que "la France est plus forte grâce à son appartenance à l'Union européenne" (contre 71 %), 63 % considèrent qu'il y a "trop de libertés" en France (contre 34 %), 84 % trouvent d'ailleurs qu' "ils ne se sentent plus en sécurité nulle part" (contre 50 %) et 92 % estiment que "la justice est trop laxiste" (contre 70 %).Pour 80 % de ses électeurs, il n'y a pas de doute, le FN est "capable de gouverner la France". Une augmentation de 33 % depuis 1997 ! Ainsi, 71 % pense que le FN est capable de "résoudre le problème du chômage" et d'avoir "une vision d'avenir pour la France" (81 %). 84 % des électeurs trouvent par ailleurs le parti "proche des préoccupations" du peuple.Pour son porte-drapeau, Marine Le Pen, ils ne sont que 57 % d'électeurs passés ou actuels du FN à la trouver "proche des gens", et seulement 23 % de l'ensemble des Français. Quant à sa sincérité, elle n'atteint que 51 % des jugements positifs contre 22 %.