"C'est un gouvernement de destruction, sans aucune vision de l'avenir, sans programme, qui n'est pas qualifié pour le pouvoir", dénonce Lula, condamné à huit ans et 10 mois de prison pour corruption. Lula cite notamment l'éducation, les droits des travailleurs, l'industrie et les privatisations, ainsi que l'absence de politique environnementale de Jair Bolsonaro.

A propos de l'Amazonie, en proie à de violents incendies et une recrudescence de la déforestation, "le peuple doit réagir", estime-t-il. "Il faut que les Brésiliens se mobilisent". En revanche il s'oppose à l'idée d'un statut international pour la plus grande forêt tropicale de la planète, tel que suggéré par le président français Emmanuel Macron: "L'Amazonie est propriété du Brésil. Elle fait partie du patrimoine brésilien. Et c'est le Brésil qui doit en prendre soin", insiste-t-il.

Enfin, concernant son propre sort, Lula, interrogé au siège de la police fédérale de Curitiba (sud du Brésil), assure qu'il "ne demande aucune faveur, aucune réduction de peine. Rien que la justice! Ma maison n'est pas une prison. Et les bracelets à la cheville, c'est bon pour les pigeons voyageurs!"

"Tout ce que je veux, c'est qu'on reconnaisse mon innocence", appuie-t-il.