Interrogé par Bloomberg TV sur la possibilité qu'il se rende un jour dans la capitale iranienne, le chef de la diplomatie américaine a répondu: "Assurément", avant d'ajouter qu'il irait "volontiers là-bas".

Et s'exprimerait-il sur une chaîne de télévision iranienne? "Je saluerais la chance de parler directement au peuple iranien. J'ai déjà parlé de cela auparavant", a-t-il répondu, soulignant que son homologue iranien Mohamad Javad Zarif "vient ici, il vient à New York, il se déplace en voiture dans la plus merveilleuse ville des Etats-Unis".

M. Zarif "parle aux médias, il parle au public américain, il peut diffuser la propagande iranienne sur les ondes américaines", a-t-il poursuivi.

"J'aimerais avoir la chance d'aller non pas faire de la propagande mais dire la vérité à la population iranienne sur ce qu'ont fait leurs gouvernants et qui désormais fait souffrir l'Iran", a dit M. Pompeo.

Le président américain Donald Trump a fait de l'Iran chiite, accusé de déstabiliser le Moyen-Orient, sa principale bête noire. Washington est sorti unilatéralement de l'accord international de Vienne conclu en 2015 pour limiter le programme nucléaire iranien et a depuis multiplié les sanctions pour lui couper ses revenus.

Washington a accusé l'Iran d'une série d'actes de sabotage ou d'attaques ayant visé depuis mai plusieurs navires de part et d'autre du détroit d'Ormuz, dans le Golfe ou en mer d'Oman. Ce que Téhéran nie.

"Nous essayons d'imprimer une pression suffisante pour leur montrer que le jeu n'en vaut pas la chandelle, pour les convaincre que s'ils se comportaient tout simplement comme une nation normale alors le peuple iranien pourrait vivre une vie normale", a déclaré M. Pompeo sur Bloomberg TV, réitérant sa conviction que M. Zarif n'a pas de pouvoir réel.

"Au bout du compte, (le gouvernement iranien) est dirigé par l'ayatollah" Ali Khamenei, a-t-il répété.