Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, et celui du Qatar, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, étaient assis à la même table avec Mike Pompeo et leurs homologues, a constaté un journaliste de l'AFP.

C'est la première fois qu'ils se rencontraient depuis qu'une grave crise diplomatique a éclaté le 5 juin 2017 dans le Golfe lorsque l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu leurs relations avec le Qatar et lui ont imposé un strict blocus économique, en accusant ce pays de soutenir des groupes islamistes radicaux et de se rapprocher de l'Iran, ce que Doha dément.

Deux autres réunions auxquelles ont participé les deux pays avaient eu lieu en présence des Américains, mais concernant des responsables militaires et de contre-terrorisme.

"Nous avons tous un intérêt partagé dans une vaste série de sujets liés à la sécurité", a dit le chef de la diplomatie américaine à ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït, Bahreïn et Oman), ainsi que de l'Egypte et de la Jordanie.

Il a évoqué notamment à l'ouverture de cette réunion, tenue en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, la nécessité de "vaincre l'Etat islamique, Al-Qaïda, les autres groupes terroristes, et de ramener la paix et la stabilité en Syrie".

Dans un communiqué, le département d'Etat américain a ensuite assuré que "tous les participants" étaient "d'accord sur la nécessité de contrer les menaces représentées par l'Iran sur la région et les Etats-Unis".

Faisant référence à la nécessité d'un Conseil de coopération du Golfe "uni", Mike Pompeo espère, selon ce communiqué, poursuivre ces discussions dans les prochains mois.

"Nous remercions le président Donald Trump pour ses efforts afin de résoudre cette crise" du Golfe, "mais les réponses des pays du blocus ne sont toujours pas positives", a déploré le ministre qatari lors d'une conférence de presse.

La réunion de vendredi n'a permis "aucun progrès" et "il n'y a pas encore de négociations" entre pays du Golfe, malgré les médiations du Koweït et des Etats-Unis.

Washington, qui a échoué à réunir un sommet du CCG jusqu'ici, semble désormais vouloir dépasser ce cadre, et tente de mettre en place une Alliance stratégique du Moyen-Orient dont l'objectif principal serait de contrer l'Iran.

"Nous devons bâtir cette alliance sur la base des institutions qui existent déjà", et donc "le vrai défi auquel est confrontée l'alliance dirigée par les Etats-Unis est de résoudre la crise du Golfe" pour éviter la "paralysie", a plaidé le ministre du Qatar, sans évoquer la nécessité de faire face à Téhéran.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, et celui du Qatar, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, étaient assis à la même table avec Mike Pompeo et leurs homologues, a constaté un journaliste de l'AFP.C'est la première fois qu'ils se rencontraient depuis qu'une grave crise diplomatique a éclaté le 5 juin 2017 dans le Golfe lorsque l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu leurs relations avec le Qatar et lui ont imposé un strict blocus économique, en accusant ce pays de soutenir des groupes islamistes radicaux et de se rapprocher de l'Iran, ce que Doha dément.Deux autres réunions auxquelles ont participé les deux pays avaient eu lieu en présence des Américains, mais concernant des responsables militaires et de contre-terrorisme."Nous avons tous un intérêt partagé dans une vaste série de sujets liés à la sécurité", a dit le chef de la diplomatie américaine à ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït, Bahreïn et Oman), ainsi que de l'Egypte et de la Jordanie.Il a évoqué notamment à l'ouverture de cette réunion, tenue en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, la nécessité de "vaincre l'Etat islamique, Al-Qaïda, les autres groupes terroristes, et de ramener la paix et la stabilité en Syrie".Dans un communiqué, le département d'Etat américain a ensuite assuré que "tous les participants" étaient "d'accord sur la nécessité de contrer les menaces représentées par l'Iran sur la région et les Etats-Unis".Faisant référence à la nécessité d'un Conseil de coopération du Golfe "uni", Mike Pompeo espère, selon ce communiqué, poursuivre ces discussions dans les prochains mois."Nous remercions le président Donald Trump pour ses efforts afin de résoudre cette crise" du Golfe, "mais les réponses des pays du blocus ne sont toujours pas positives", a déploré le ministre qatari lors d'une conférence de presse.La réunion de vendredi n'a permis "aucun progrès" et "il n'y a pas encore de négociations" entre pays du Golfe, malgré les médiations du Koweït et des Etats-Unis. Washington, qui a échoué à réunir un sommet du CCG jusqu'ici, semble désormais vouloir dépasser ce cadre, et tente de mettre en place une Alliance stratégique du Moyen-Orient dont l'objectif principal serait de contrer l'Iran."Nous devons bâtir cette alliance sur la base des institutions qui existent déjà", et donc "le vrai défi auquel est confrontée l'alliance dirigée par les Etats-Unis est de résoudre la crise du Golfe" pour éviter la "paralysie", a plaidé le ministre du Qatar, sans évoquer la nécessité de faire face à Téhéran.