"Cette disparition s'inscrit dans une vague de répression sévère et souvent opaque qui vise les journalistes saoudiens. Reporters sans frontières demande une enquête internationale indépendante pour déterminer ce qui lui est arrivé", a indiqué l'ONG basée à Paris, dans un communiqué.

La disparition de Jamal Khashoggi "s'est produite dans un contexte de répression intensifiée des journalistes et blogueurs dans son pays d'origine", ajoute l'association de défense de la liberté de la presse.

"Depuis septembre dernier, plus d'une quinzaine d'entre eux ont été arrêtés en Arabie saoudite dans la plus grande opacité: dans la plupart des cas, leur arrestation n'a jamais été officiellement confirmée, et leur lieu de détention ou les charges retenues contre eux n'ont pas été non plus rendus publics", poursuit l'ONG.

RSF cite plusieurs cas, dont ceux du journaliste Saleh el Shihi, porté disparu en décembre et dont l'arrestation "n'a été confirmée qu'en février 2018, au moment où ses proches apprenaient qu'il était condamné à cinq ans de prison", ou encore celle de Fayez ben Damakh, "un célèbre journaliste et poète saoudien", dont on n'a plus de nouvelles depuis septembre 2017, "date à laquelle il était sur le point de lancer une chaîne d'information au Koweït", et qui d'après la presse locale "aurait tout simplement été enlevé et extradé vers l'Arabie Saoudite".

Dans un entretien vendredi à l'agence Bloomberg, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement "entré" au consulat mais qu'il en était sorti peu après. Il a lui-même invité les autorités turques à "fouiller" le consulat.

Des responsables turcs ont affirmé samedi soir que, selon les premiers éléments de l'enquête, M. Khashoggi, 59 ans, a été assassiné dans le consulat saoudien d'Istanbul, des informations qualifiées de "dénuées de fondement" par Ryad.

"Cette disparition s'inscrit dans une vague de répression sévère et souvent opaque qui vise les journalistes saoudiens. Reporters sans frontières demande une enquête internationale indépendante pour déterminer ce qui lui est arrivé", a indiqué l'ONG basée à Paris, dans un communiqué. La disparition de Jamal Khashoggi "s'est produite dans un contexte de répression intensifiée des journalistes et blogueurs dans son pays d'origine", ajoute l'association de défense de la liberté de la presse. "Depuis septembre dernier, plus d'une quinzaine d'entre eux ont été arrêtés en Arabie saoudite dans la plus grande opacité: dans la plupart des cas, leur arrestation n'a jamais été officiellement confirmée, et leur lieu de détention ou les charges retenues contre eux n'ont pas été non plus rendus publics", poursuit l'ONG. RSF cite plusieurs cas, dont ceux du journaliste Saleh el Shihi, porté disparu en décembre et dont l'arrestation "n'a été confirmée qu'en février 2018, au moment où ses proches apprenaient qu'il était condamné à cinq ans de prison", ou encore celle de Fayez ben Damakh, "un célèbre journaliste et poète saoudien", dont on n'a plus de nouvelles depuis septembre 2017, "date à laquelle il était sur le point de lancer une chaîne d'information au Koweït", et qui d'après la presse locale "aurait tout simplement été enlevé et extradé vers l'Arabie Saoudite". Dans un entretien vendredi à l'agence Bloomberg, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a affirmé que Jamal Khashoggi était effectivement "entré" au consulat mais qu'il en était sorti peu après. Il a lui-même invité les autorités turques à "fouiller" le consulat. Des responsables turcs ont affirmé samedi soir que, selon les premiers éléments de l'enquête, M. Khashoggi, 59 ans, a été assassiné dans le consulat saoudien d'Istanbul, des informations qualifiées de "dénuées de fondement" par Ryad.