Un tel scénario "n'est pas notre scénario préféré" et "nous travaillons pour parvenir à un accord avec nos partenaires européens", mais "nous ne pouvons pas avoir encore un report" du Brexit, a argumenté M. Javid.

Malgré une loi votée au Parlement interdisant au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne sans accord et stipulant que le Premier ministre devrait dans cette éventualité demander un report à Bruxelles, M. Javid, sans donner de détails, a répété que "nous ne pouvons avoir un autre report" du Brexit.

"L'intention de la loi est claire et elle a rendu plus difficile pour le gouvernement d'obtenir l'accord que nous souhaitons", assure le ministre, qui ajoute cependant que "le gouvernement respectera la loi".

Les entreprises "veulent savoir que l'incertitude va toucher à sa fin", poursuit-il. "Il y a une possibilité de 'no deal', c'est pour cela que nous continuons à nous préparer à toute vitesse" pour cette éventualité, assure le ministre.

Interrogé par la BBC sur un impact attendu par les autorités britanniques qui pourrait atteindre 30 milliards de livres sur les finances publiques par an, M. Javid a répondu: "je ne pense pas que quelqu'un ait une vraie réponse complète à cette question, (mais) je n'ai jamais prétendu que partir (de l'UE) sans accord ne serait pas difficile".

En particulier, "si vous faites du commerce avec l'UE, il y aura un impact", a-t-il poursuivi, faisant toutefois valoir qu'il y aurait dans ce cas "une réponse économique significative", à la fois du côté monétaire a-t-il dit en laissant entendre que la Banque d'Angleterre interviendrait, mais aussi "budgétaire".