Le porte-parole du président Félix Tshisekedi s'est interrogé sur le manque de transparence présumée de la Générale des carrières et des mines (Gécamines - GCM) avec des mots habituellement utilisés par des ONG anticorruption : "Où va l'argent?"

"La GCM ne paie que 20 millions de dollars d'impôts chaque année. La même GCM reçoit la redevance de contrats d'une vingtaine de multinationales. OÙ VA L'ARGENT ?", a lancé sur Twitter le porte-parole, Kasongo Mwema Yamba Y'amba.

M. Kasongo a nommément mis en cause le président du conseil d'administration de la Gécamines, Albert Yuma, proche de l'ex-président Kabila qui avait été pressenti comme Premier ministre.

"On comprend pourquoi l'ordonnance +dépouillant+ Yuma de ses pouvoirs exorbitant dérange", a ajouté M. Kasongo.

Joint par l'AFP, le porte-parole a authentifié son tweet : "Les deux dernières ordonnances du président dans les entreprises publiques ont provoqué des remous. La situation est telle que je devais réagir".

Le 3 juin, le président Tshisekedi a reconduit par ordonnance Albert Yuma au poste de président du conseil d'administration (PCA) de la Gécamines.

Selon cette ordonnance, M. Yuma sera secondé par un nouveau directeur général, Sama Lukonde Kyenge.

Une autre ordonnance a nommé un vieil opposant, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président du conseil d'administration (PCA) de la très décrépite Société des chemins de fer congolais (SNCC).

Ces deux ordonnances ont suscité la colère de la majorité pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC) qui a organisé un débat vendredi à l'Assemblée.

"Cette initiative affichée par nos collègues du FCC consistant à débattre des ordonnances signées par le président de la République est inacceptable et inconstitutionnelle", ont répliqué les députés du groupe parlementaire Cap pour le changement (Cach) pro-Tshisekedi.

L'opposant Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, mais avec quelques dizaines de députés sur 500 seulement.

Dans ce régime semi-présidentiel, son prédécesseur, Joseph Kabila, lui a cédé le pouvoir, mais en gardant une majorité de plus de 300 député à l'Assemblée, selon ces mêmes résultats officiels contestés par une autre partie de l'opposition.

Les deux forces travaillent depuis l'investiture de M. Tshisekedi le 24 janvier à la constitution d'un gouvernement où le FCC pro-Kabila devrait occuper la majorité des ministères en nombre et en importance stratégique.

Le porte-parole du président Félix Tshisekedi s'est interrogé sur le manque de transparence présumée de la Générale des carrières et des mines (Gécamines - GCM) avec des mots habituellement utilisés par des ONG anticorruption : "Où va l'argent?""La GCM ne paie que 20 millions de dollars d'impôts chaque année. La même GCM reçoit la redevance de contrats d'une vingtaine de multinationales. OÙ VA L'ARGENT ?", a lancé sur Twitter le porte-parole, Kasongo Mwema Yamba Y'amba.M. Kasongo a nommément mis en cause le président du conseil d'administration de la Gécamines, Albert Yuma, proche de l'ex-président Kabila qui avait été pressenti comme Premier ministre."On comprend pourquoi l'ordonnance +dépouillant+ Yuma de ses pouvoirs exorbitant dérange", a ajouté M. Kasongo.Joint par l'AFP, le porte-parole a authentifié son tweet : "Les deux dernières ordonnances du président dans les entreprises publiques ont provoqué des remous. La situation est telle que je devais réagir".Le 3 juin, le président Tshisekedi a reconduit par ordonnance Albert Yuma au poste de président du conseil d'administration (PCA) de la Gécamines.Selon cette ordonnance, M. Yuma sera secondé par un nouveau directeur général, Sama Lukonde Kyenge.Une autre ordonnance a nommé un vieil opposant, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza, président du conseil d'administration (PCA) de la très décrépite Société des chemins de fer congolais (SNCC).Ces deux ordonnances ont suscité la colère de la majorité pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC) qui a organisé un débat vendredi à l'Assemblée."Cette initiative affichée par nos collègues du FCC consistant à débattre des ordonnances signées par le président de la République est inacceptable et inconstitutionnelle", ont répliqué les députés du groupe parlementaire Cap pour le changement (Cach) pro-Tshisekedi.L'opposant Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, mais avec quelques dizaines de députés sur 500 seulement. Dans ce régime semi-présidentiel, son prédécesseur, Joseph Kabila, lui a cédé le pouvoir, mais en gardant une majorité de plus de 300 député à l'Assemblée, selon ces mêmes résultats officiels contestés par une autre partie de l'opposition.Les deux forces travaillent depuis l'investiture de M. Tshisekedi le 24 janvier à la constitution d'un gouvernement où le FCC pro-Kabila devrait occuper la majorité des ministères en nombre et en importance stratégique.