Selon le Premier ministre, l'argent qui sera levé par le biais de cette obligation verte, soit "entre trois et cinq milliards d'euros", permettra de financer des "projets concrets" pour l'environnement, en matière "d'infrastructures", ferroviaires par exemple, "d'efficacité énergétique ou de recherche".

"C'est un engagement très fort. La Belgique figure parmi les premiers pays européens à emprunter cette voie", a souligné M. Michel. La France a fait figure de précurseur à cet égard.

L'obligation d'Etat, de type OLO, qui devrait être émise au printemps 2018 sous l'égide de l'Agence de la dette, après un roadshow prévu dès janvier, ne s'adressera pas directement aux particuliers mais aux investisseurs dits institutionnels (banques, compagnies d'assurances, fonds de pensions, ...).

Les projets qui seront financés feront l'objet d'une sélection très stricte sur le plan environnemental et de la durabilité, assure Charles Michel, pour qui la lutte contre le réchauffement climatique exige "d'être innovant au point de vue technologique mais aussi au niveau des mécanismes financiers".

Cette première obligation verte devrait être suivie par d'autres émissions de ce type dans le futur.

Un des enjeux de la lutte contre le réchauffement réside dans la réorientation des flux financiers mondiaux vers une économie bas carbone. C'est l'un des objectifs du "One planet summit" organisé mardi à Paris à l'initiative de la France, avec le concours de l'Onu et de la Banque mondiale.

Mais la problématique du financement climat touche aussi au financement de l'adaptation aux changements climatiques, thème crucial pour les pays en voie de développement, qui sont à l'avant-scène des conséquences néfastes du réchauffement mondial.

L'Accord de Paris prévoit un financement climat en faveur des pays en développement de minimum 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Un montant qualifié de "plancher" et appelé à augmenter par la suite.

La Belgique s'est engagée, lors de la COP21 à Paris (2015), à octroyer un financement climat de 50 millions d'euros par an jusque 2020 inclus, en sus de l'aide prévue dans le cadre de la coopération au développement. Une contribution jugée insuffisante par les ONG.

"On respecte la parole donnée", souligne à ce sujet Charles Michel. Si le Premier ministre n'évoque pas un relèvement du montant de 50 millions par an, il souligne qu'une partie du budget de la coopération au développement est consacré, à travers divers projets, à la lutte contre les changements climatiques. Le Premier ministre belge plaide par ailleurs pour l'adoption, au niveau européen, d'un mécanisme de monitoring objectif du financement climat.

Selon le Premier ministre, l'argent qui sera levé par le biais de cette obligation verte, soit "entre trois et cinq milliards d'euros", permettra de financer des "projets concrets" pour l'environnement, en matière "d'infrastructures", ferroviaires par exemple, "d'efficacité énergétique ou de recherche". "C'est un engagement très fort. La Belgique figure parmi les premiers pays européens à emprunter cette voie", a souligné M. Michel. La France a fait figure de précurseur à cet égard. L'obligation d'Etat, de type OLO, qui devrait être émise au printemps 2018 sous l'égide de l'Agence de la dette, après un roadshow prévu dès janvier, ne s'adressera pas directement aux particuliers mais aux investisseurs dits institutionnels (banques, compagnies d'assurances, fonds de pensions, ...). Les projets qui seront financés feront l'objet d'une sélection très stricte sur le plan environnemental et de la durabilité, assure Charles Michel, pour qui la lutte contre le réchauffement climatique exige "d'être innovant au point de vue technologique mais aussi au niveau des mécanismes financiers". Cette première obligation verte devrait être suivie par d'autres émissions de ce type dans le futur. Un des enjeux de la lutte contre le réchauffement réside dans la réorientation des flux financiers mondiaux vers une économie bas carbone. C'est l'un des objectifs du "One planet summit" organisé mardi à Paris à l'initiative de la France, avec le concours de l'Onu et de la Banque mondiale. Mais la problématique du financement climat touche aussi au financement de l'adaptation aux changements climatiques, thème crucial pour les pays en voie de développement, qui sont à l'avant-scène des conséquences néfastes du réchauffement mondial. L'Accord de Paris prévoit un financement climat en faveur des pays en développement de minimum 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Un montant qualifié de "plancher" et appelé à augmenter par la suite. La Belgique s'est engagée, lors de la COP21 à Paris (2015), à octroyer un financement climat de 50 millions d'euros par an jusque 2020 inclus, en sus de l'aide prévue dans le cadre de la coopération au développement. Une contribution jugée insuffisante par les ONG. "On respecte la parole donnée", souligne à ce sujet Charles Michel. Si le Premier ministre n'évoque pas un relèvement du montant de 50 millions par an, il souligne qu'une partie du budget de la coopération au développement est consacré, à travers divers projets, à la lutte contre les changements climatiques. Le Premier ministre belge plaide par ailleurs pour l'adoption, au niveau européen, d'un mécanisme de monitoring objectif du financement climat.